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LE FASCISME EST DE RETOUR

▶️ Vidéo YouTubeMédiaBlast10 octobre 2026

Premier épisode d'une série de Blast écrite et dite par le sociologue Ugo Palheta, auteur de travaux sur le fascisme contemporain : un essai lu face caméra de 42 minutes, sans interlocuteur. Palheta y défend que les extrêmes droites ne se sont pas normalisées en dix ans mais radicalisées, et qu'il faut parler de nouveaux fascismes. La première minute est un montage d'extraits (discours en allemand, déclarations de policiers…), et d'autres extraits sont insérés en cours de route — Meloni jeune, Retailleau, Trump : rien ne les distingue dans le transcript, et ils ne sont jamais attribués ici à Blast. Les qualifications de « fascisme » sont celles de l'auteur, rapportées comme telles. Le texte a été écrit quelques mois avant sa diffusion : la mort de Quentin Deranque, survenue en février 2026, y est dite remonter à « quelques semaines ».

18 analyses
★💡 Idée-cléVérifié
Palheta : à force de guetter « la bête immonde », on a négligé « le ventre fécond » qui la porte
Mentionné :Rassemblement National

Reprenant l'épilogue de La Résistible Ascension d'Arturo Ui de Brecht (1941), Palheta pose la thèse de toute la série : la mémoire du fascisme s'est fixée sur ses figures — Jean-Marie Le Pen « a joué son rôle de bête immonde à merveille » —, au détriment des conditions qui le rendent possible, qu'il situe dans le capitalisme, l'impérialisme et les oppressions raciales et patriarcales.

« ce qui aurait pu et dû être au centre de notre attention, ce n'est pas seulement la bête immonde mais aussi et peut-être surtout le ventre fécond. »
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Bousquet et Papon, exemples d'une « défascisation » très partielle après 1945 : les carrières citées sont exactes

René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy et organisateur de la rafle du Vél' d'Hiv, a bien fait carrière après guerre à la Banque de l'Indochine et dans plusieurs conseils d'administration. Maurice Papon, secrétaire général de la préfecture de la Gironde de 1942 à 1944 (condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'humanité), est devenu préfet de police de Paris (1958-1967), puis député. Préfet de police le 17 octobre 1961, il dirigeait la répression de la manifestation algérienne, dont les historiens évaluent les morts à plusieurs dizaines au moins.

« Le fascisme a donc subi une défaite militaire décisive en 1945, en particulier face à l'URSS qui a payé un tribut extrêmement lourd dans cette guerre contre le fascisme hitlérien. En l'occurrence, plus de 21 millions de morts. Mais on ne saurait conclure qu'il s'agit là de son acte de décès. »
🏛️ Institutions & démocratieWikipédia, Maurice Papon ↗
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Fratelli d'Italia et le RN, « héritiers directs » du néofascisme d'après-guerre : la filiation organisationnelle est documentée
→ Visé :Rassemblement National

Le Mouvement social italien est fondé en 1946 par d'anciens cadres de la République sociale de Salò ; Fratelli d'Italia en descend via l'Alliance nationale, et garde la flamme tricolore du MSI dans son logo. Le Front national est créé en 1972 à l'initiative d'Ordre nouveau, avec d'anciens collaborateurs et d'anciens Waffen-SS parmi ses fondateurs. L'extrait inséré est authentique : Giorgia Meloni, 19 ans, disait en 1996 à la télévision française que Mussolini avait été « un bon politicien ».

« Certains y ont déjà accédé parfois en position dominante. C'est le cas de Giorgia Meloni et de son parti Fratelli d'Italia. les héritiers directs de ce néofascisme italien d'après-guerre »
🏛️ Institutions & démocratieRTBF — Comment est né le Front national ↗Wikipédia — Fratelli d'Italia (origines : MSI, Alliance nationale) ↗
💬 CitationVérifié
Parmi les répertoires autoritaires, Palheta range le vœu de Bardella de faire de la France « le pays le plus répressif d'Europe »
→ Visé :Rassemblement NationalJordan Bardella

Dans sa liste des traits communs aux extrêmes droites — nativisme, masculinisme, transphobie —, Palheta cite « l'apologie de l'ordre et de la sécurité au mépris des libertés publiques fondamentales », et l'illustre par une phrase du président du RN. La formule est authentique : Bardella l'a employée début novembre 2025, sur X puis sur LCI, en y associant peines planchers, fin des remises automatiques de peine et expulsion des délinquants étrangers.

« L'apologie de l'ordre et de la sécurité au mépris des libertés publiques fondamentales. Faire de la France le pays le plus répressif d'Europe, disait récemment Jordan Bardella. »
🛡️ Sécurité & justiceLe Tribunal du Net, « Jordan Bardella veut faire de la France le pays le plus répressif d'Europe » (4 novembre 2025) ↗
🔗 Mesures de programme liées
💡 Idée-cléVérifié
Dix ans de progression électorale sans modération : la thèse centrale de Palheta contre le récit de la « normalisation »
→ Visé :Rassemblement National

Palheta dresse trois constats depuis 2015 : les extrêmes droites au pouvoir s'y sont consolidées, les autres ont fait un « saut qualitatif » (au pouvoir en Italie, en coalition en Suède ou en Finlande, centrales en Allemagne ou en Espagne), et cette progression ne s'est pas payée d'une modération. Le RN, le FPÖ et Fratelli d'Italia gardent selon lui leurs fondamentaux anti-immigrés et sécuritaires, en les étendant à l'écologie ou aux droits des femmes.

« cette énorme progression s'est accompagnée dans la plupart des pays, non pas d'une notabilisation, d'une modération idéologique ou d'un simple alignement sur les positions qui furent celles historiquement de la droite bourgeoise, traditionnelle, conservatrice et libérale, mais de phénomènes contradictoires. »
🏛️ Institutions & démocratie
★💡 Idée-cléVérifié
Palheta : l'« infiltration islamiste » et l'« islamo-gauchisme » recyclent les tropes antisémites des années 1930
→ Visé :Rassemblement National

Selon Palheta, l'abandon affiché de l'antisémitisme par les extrêmes droites est superficiel : il survit dans la dénonciation obsessionnelle de George Soros, et se déplace vers les musulmans. L'« infiltration » reprend l'idée que les juifs « seraient partout », l'« islamo-gauchisme » rappelle le « judéo-bolchevisme ». Un extrait inséré, annonçant la charia à la place de la Constitution, illustre le procédé ; il n'est pas de Blast.

« les extrêmes droites occidentales prolongent et renouvellent l'antisémitisme à travers une islamophobie qui reprend une partie des codes et des tropes de l'antisémitisme. En particulier le conspirationnisme de la prétendue infiltration islamiste qui n'est guère que le décalque de l'idée très année 30 que les juifs seraient partout. »
🤝 Droits & égalités
🔗 Mesures de programme liées
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Ciotti absorbé par le RN, Retailleau et le voile : Palheta voit chez Les Républicains une droite entraînée dans la « fascisation »
→ Visé :Union des droites pour la RépubliqueLes RépublicainsBruno Retailleau

Palheta étend son diagnostic à la droite traditionnelle : Éric Ciotti, passé en juin 2024 à l'alliance avec le RN, et Bruno Retailleau, dont un extrait inséré proclame « Vive le sport, et donc à bas le voile » — phrase prononcée, alors qu'il était ministre de l'Intérieur, lors d'un meeting contre l'islamisme le 26 mars 2025. Le cas « paradigmatique » reste à ses yeux le Parti républicain américain sous Trump.

« bien d'autres forces ont connu une radicalisation et même pourrait-on dire une fascisation qui entraîne dans son sillage l'essentiel des droites traditionnelles, y compris une partie importante de leurs électorats. Le destin des républicains en France à ce titre est parfaitement symptomatique. »
🏛️ Institutions & démocratieLyonMag, « "A bas le voile" : un député du Rhône saisit le procureur général contre Bruno Retailleau » (mars 2025) ↗
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Immigration qui « empoisonne le sang », Somaliens « déchets », Ilhan Omar « ordure » : les propos de Trump cités sont authentiques

Trump a bien dit à plusieurs reprises, à partir de décembre 2023, que les immigrés « empoisonnent le sang » du pays, formule que des historiens rapprochent du vocabulaire nazi. Début décembre 2025, en Conseil des ministres, il a traité de « garbage » (déchets) les immigrés somaliens du Minnesota et la députée Ilhan Omar, puis dit le lendemain qu'elle devrait être « jetée hors » du pays (NBC News). Palheta en tire que ces mots ne sont pas anecdotiques : ils préparent le terrain aux actes.

« Comme les génocides du 20e siècle nous l'ont montré, les plus grands crimes sont généralement précédés par la banalisation d'une rhétorique à la fois cynique, guerrière et déshumanisante. »
🛂 Immigration & asileNBC News, Trump s'en prend aux immigrés somaliens et à Ilhan Omar (décembre 2025) ↗
💡 Idée-cléVérifié
Le « théâtre de la cruauté » de Trump a selon Palheta une double fonction : transformer l'État, et mobiliser sa base

Les vidéos grotesques générées par IA et la diabolisation des minorités ne sont pas, pour Palheta, des excès de communication : « par en haut », elles appuient un État en guerre ouverte contre les minorités, la gauche et toute contestation ; « par en bas », elles poussent la base MAGA à passer elle-même à l'action. C'est ce double mouvement qui, selon lui, renvoie spécifiquement au fascisme.

« D'un côté appuyer la transformation de l'État dans le sens d'un état de guerre ouverte contre les minorités, contre les réseaux de solidarité, contre la gauche, contre toute contestation populaire [...] et d'un autre côté transformer les cœurs et les esprits pourrait-on dire autrement dit engager un processus de subjectivation fasciste de masse »
🏛️ Institutions & démocratie
⚔️ CritiqueVérifié
Palheta qualifie de « fascisme colonial » le pouvoir israélien, et voit à Gaza ce que font des fascistes sans obstacle

Après l'ICE américaine, qu'il décrit comme « un embryon de police politique », Palheta place Gaza au centre de ce qui a changé depuis 2015 : un projet « suprémaciste et purificateur » soutenu par les puissances occidentales. Il rattache la dimension coloniale au fascisme historique, en s'appuyant sur le Discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire (1950). La qualification est la sienne.

« Gaza nous livre une image précise sans ambiguïté possible de ce que font les fascistes au pouvoir a fortiori dans un état colonial lorsqu'ils ne rencontrent pas ou plus d'obstacles à leur projet suprémaciste et purificateur »
💡 Idée-cléVérifié
Ni copie de l'entre-deux-guerres, ni phénomène sans rapport : Palheta récuse les deux façons d'écarter le mot « fascisme »

Définir le fascisme par le seul nazisme, ou dresser l'inventaire des singularités de chaque ligue des années 1930, conduit selon lui à conclure que le fascisme a disparu en 1945. L'enjeu est stratégique : si rien ne relie le présent au passé, l'expérience des antifascistes de l'entre-deux-guerres, défaites comprises, ne sert à rien.

« il me semble au moins aussi déraisonnable d'imaginer que les extrêmes droites contemporaines seraient identiques au fascisme de l'entre-deux-guerres que de prétendre qu'elle n'aurait rien à voir, qu'elle constituerait des phénomènes politiques radicalement autres, distincts. »
⚔️ CritiqueVérifié
Le RN à l'élection, les groupuscules à l'intimidation : Palheta décrit une « division du travail » plutôt qu'une rupture
→ Visé :Rassemblement National

Palheta rappelle qu'Ordre nouveau est à l'origine du Front national en 1972, archive d'un meeting à la Mutualité à l'appui, et que le FN puis le RN sont restés la « vitrine électorale » de toutes les extrêmes droites françaises. Les divergences avec les identitaires ou les nationalistes révolutionnaires sont réelles, admet-il, mais elles recouvrent une répartition des rôles : le parti capte les électeurs radicalisés de la droite, d'autres font le reste.

« ces divergences ne doivent pas masquer une division du travail dans laquelle le RN se concentre sur la scène électorale, tente en particulier d'attirer à lui les électeurs radicalisés de la droite tandis que d'autres mouvements et organisations se consacrent à l'intimidation physique ou numérique »
🏛️ Institutions & démocratie
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« Il était des nôtres » : Palheta cite Sébastien Chenu sur Quentin Deranque comme l'aveu d'une même famille politique
→ Visé :Rassemblement NationalSébastien Chenu

La phrase est authentique : Sébastien Chenu, vice-président du RN, l'a prononcée le 6 mars 2026 à Lille, en ouverture d'un meeting de campagne municipale, en hommage à Quentin Deranque, militant d'extrême droite mort à Lyon le 14 février après une rixe (Mediacités, 10 mars 2026). Jordan Bardella avait pourtant demandé aux cadres du RN de ne pas se rendre à la marche blanche du 21 février. Palheta y lit l'appartenance revendiquée à une même famille politique, pas une adhésion au parti ; le qualificatif « néonazi » est le sien, Mediapart ayant documenté des publications néonazies du militant.

« Il n'est d'ailleurs pas anecdotique que parlant du militant néonazi Deranque, mort à Lyon il y a quelques semaines, le dirigeant du RN Sébastien Chenu, ait affirmé dans un meeting : « Il était des nôtres, il était de notre tribu. » »
🛡️ Sécurité & justiceMediacités, « "Il était des nôtres, il était de notre tribu" : à Lille, le troublant hommage de Sébastien Chenu à Quentin Deranque » (10 mars 2026) ↗
✅ VérificationPlutôt vraiVérifié
Barthélemy, Duprat, Stirbois : les numéros 2 du FN des années 1970-1980 que Palheta oppose au refus du mot « fascisme »
→ Visé :Rassemblement National

Le fond est exact. Victor Barthélemy, ancien numéro 2 du PPF de Doriot, fut secrétaire général du FN de 1975 à 1978 (fonction largement nominale) ; François Duprat, négationniste, siégeait au bureau politique et passait pour le stratège du parti jusqu'à son assassinat en 1978 ; Jean-Pierre Stirbois, venu du solidarisme, fut secrétaire général de 1981 à sa mort en 1988. Deux réserves : Duprat n'a jamais porté le titre, et Barthélemy n'était pas le premier (Alain Robert, 1972-1973). Sur le Vél' d'Hiv, Slate (2017) le range parmi les « auxiliaires » de la rafle, par le PPF, plutôt que parmi ses organisateurs.

« Jean-Marie Le Pen, alors même qu'il réfutait avec constance l'appartenance du FN à l'extrême droite et repoussait avec véhémence l'accusation de fascisme pouvait sans problème marquer son amitié et sa proximité politique à l'égard de ses numéros 2 successifs du FN dont le caractère fasciste est difficilement contestable. »
🏛️ Institutions & démocratieSlate, « Parmi les auxiliaires de la rafle du Vél d'Hiv, un futur numéro 2 du FN » (2017) ↗Wikipédia, Victor Barthélemy ↗
★💡 Idée-cléVérifié
Déclin, ennemi intérieur, régénération par l'épuration : le « noyau » du fascisme selon Palheta
Mentionné :La France insoumise

Palheta définit le fascisme par quatre dimensions — vision du monde, projet, stratégie, fonction. La vision : une communauté essentialisée (la race, ou « l'identité chrétienne ») en déclin, minée par un ennemi intérieur — minorités, immigrés, gauche. Le projet : la régénérer en s'en débarrassant. Des extraits de discours insérés, sur le « changement de peuplement » ou désignant LFI comme « parti de l'étranger », illustrent sa démonstration ; ils ne sont pas de Blast.

« La matrice fondamentale du fascisme, c'est donc cet ethnonationalisme purificateur auquel on pourrait ajouter la dimension de revanche ou de vengeance. »
🛂 Immigration & asile
★💡 Idée-cléVérifié
Un ennemi « d'en haut » et un ennemi « d'en bas » dans la même figure : Palheta explique ce que l'antisémitisme apportait aux nazis

Pour Palheta, le fascisme est opportuniste en matière de doctrine : il choisit ses ennemis dans ce que lui offrent l'histoire et la conjoncture — le mouvement ouvrier dans l'Italie du « biennio rosso », les Juifs dans l'Allemagne nazie, aujourd'hui les féministes et les personnes trans dans les Amériques, les musulmans en France et dans l'Inde de Modi.

« Dans l'Allemagne des années 20 et 30, les Juifs furent ciblés obsessionnellement par les nazis car l'antisémitisme permettait d'agglomérer un ennemi d'en haut, le fantasme de la finance juive, et un ennemi d'en bas, la menace que constituaient les organisations ouvrières prétendument dominées par les juifs. »
🤝 Droits & égalités
★💡 Idée-cléVérifié
« Ni droite ni gauche » : Palheta décrit comment le fascisme capte le désir de changement pour le retourner en restauration

Les mouvements fascistes manient à la fois le langage de la rupture et celui de l'ordre à restaurer — une « révolte réactionnaire ». Ils se disent antisystème, quitte à désigner comme « système » la gauche, les syndicats ou le féminisme, tout en s'alliant à la droite. La vérité du fascisme, conclut Palheta, se lit dans ses alliances et dans ce qu'il fait au pouvoir, pas dans ses discours.

« Cocktail explosif sur le plan des affects puisqu'on peut alors se connecter aussi bien aux désirs de changement qu'au désir de conservation. des désirs qui coexistent dans la population et bien souvent qui coexistent au sein des individus eux-mêmes. »
🏛️ Institutions & démocratie
★💡 Idée-cléVérifié
Palheta : en temps de crise, le fascisme devient « une solution politique pour les bourgeoisies », et un agent de l'autodestruction du capitalisme

Dernière dimension, la fonction : restabiliser l'ordre politique en s'alliant aux partis bourgeois et en détruisant les contre-pouvoirs, intensifier l'exploitation et lever les normes environnementales — un extrait inséré promet de « déverrouiller toutes les contraintes » sur la croissance. Palheta conclut en retournant la définition du communisme de Marx et Engels : le fascisme serait le mouvement réel qui perpétue l'état des choses, jusqu'à la catastrophe.

« Les fascistes pouvaient et les néofascistes aujourd'hui peuvent apparaître comme une solution politique pour les bourgeoisies. »
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