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Bilan du 17 OCTOBRE : enfin une vraie RÉVOLUTION ?!

▶️ Vidéo YouTubeMédiaZawa Prod18 octobre 2026

Un stream de cinquante-deux minutes de la chaîne Zawa Prod, enregistré le soir du samedi 17 octobre 2026 et publié le lendemain. Ce jour-là, une journée contre la vie chère lancée par des Gilets jaunes et relayée par les lycéens et les étudiants a réuni 550 000 personnes selon le ministère de l'Intérieur, 800 000 selon les organisateurs ; elle s'est terminée par des pillages et par l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges. Contrairement aux streams habituels de la chaîne, Raz y parle seul : il revient sur l'après-midi passé dans les cortèges parisiens, commente des images tournées sur place ou trouvées sur les réseaux, et répond aux messages du chat qu'il lit à voix haute. Il réagit aussi à des extraits de plateaux télévisés et à des messages de responsables politiques, que rien ne distingue dans la transcription : leurs propos ne sont jamais sa position. Le ton est détendu et souvent ironique. Les cartes retiennent ses arguments politiques, pas le récit de sa journée.

22 analyses
💡 Idée-cléAnalyse IA
Déborder la police « au sens numérique », sans affrontement : ce que Raz dit avoir vu le 17 octobre

Place de Clichy, la police tente une nasse ; les manifestants se dispersent aussitôt et reforment des cortèges de quelques centaines de personnes, qui convergent vers les rues de l'Élysée. Raz y voit un réflexe hérité des Gilets jaunes, « ne jamais se laisser enfermer » : le nombre et la mobilité suffisent à rendre la ville au cortège, sans qu'il soit besoin de frapper.

« Mais on a vraiment vu le dispositif policier se faire déborder au sens numérique, quoi, sans même avoir besoin de s'affronter. C'est ça que j'ai trouvé fou à voir. »
🏛️ Institutions & démocratie
💡 Idée-cléAnalyse IA
Des barricades contre la police, pas contre les pompiers : Raz répond au chat sur les véhicules de secours

À un message du chat qui s'indigne d'attaques contre des pompiers et des ambulances, Raz répond qu'il n'a rien vu de tel, qu'il a filmé des manifestants applaudissant les pompiers et que des images montrent des gens empêchant qu'on les caillasse. Il ne nie pas les cas, il les juge anecdotiques : la barricade vise la police, et les manifestants « font des choix » selon la situation.

« les gens ils essayent de se protéger de la police qui veut les tabasser. Ils font des barricades mais ils sont pas là pour empêcher les pompiers d'aller éteindre un truc qui pourrait être vraiment dangereux ou qui pourrait aller aider des gens qui sont blessés quoi. »
🛡️ Sécurité & justice
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Cinq heures de marche sans danger : Raz met en garde contre le « riot porn », y compris dans son camp

Raz dit avoir marché cinq heures dans des cortèges non déclarés, gazé par moments mais sans jamais se sentir en danger, et prédit que les télévisions ne retiendront que la casse. Son reproche vise aussi les soutiens qui partagent les images d'affrontement. L'enjeu est concret : beaucoup de spectateurs lui écrivent qu'ils ne se voient pas « masqués, habillés en noir » face à la BRAV-M, et l'image de l'émeute les tient à l'écart d'un cortège où ils auraient leur place.

« moi je pense que même des fois faut se méfier nous-même que tu sois pour ou contre le côté riot porn des médias même si tu soutiens et que tu es pas contre. Tu vois, je trouve que ça présente pas la réalité complète de l'expérience de la manif. »
🏛️ Institutions & démocratie
⚔️ CritiqueAnalyse IA
Gazer des passants qui traversent et charger à moto : Raz décrit sur les images « la méthode de la police »

Sur des images de la journée, Raz montre des manifestants qui traversent une rue au pas et se font gazer « pour aucune raison », puis des policiers à moto qui provoquent un mouvement de foule. Il y lit une stratégie de la peur, comme la nasse tentée place de Clichy pour « fatiguer » et disperser : le maintien de l'ordre crée lui-même la panique qu'il prétend contenir.

« Ah mais voilà regardez on voit vraiment regardez on voit vraiment la méthode de la police. Celle elle est intéressante. Genre il y a des flics, regardez les gens ils traversent tranquille »
🛡️ Sécurité & justice
★💡 Idée-cléAnalyse IA
« Personne les écoute » : pour Raz, la violence d'une émeute reste en deçà de celle que vivent les émeutiers

Face aux images de la mairie de Limoges, Raz refuse deux lectures qu'il juge aussi fausses l'une que l'autre : la « violence aveugle » des plateaux, et la légèreté de ceux qui en font un jeu. La colère qui brûle vient du sentiment de ne pas être entendu et d'une police vécue comme hostile : c'est ce qu'il demande de comprendre avant de juger.

« Les gens, ils en arrivent là parce que c'est dur en fait, parce que personne les écoute, parce qu'ils ont l'impression de parler dans le vide, de manifester dans le vide, d'avoir une police qui est juste là pour leur pourrir la vie. Voilà. Bah, ça ça crée cette situation là. le niveau de violence n'atteindra jamais celui auquel les gens qui brûlent sont exposés dans leur vie de tous les jours, quoi. »
🤝 Droits & égalités
💡 Idée-cléAnalyse IA
Ni casseurs ni « anticasseurs » : des lycéens qui demandent surtout que les médias les montrent aussi

Raz rapporte ses échanges avec des lycéens du cortège. Ils ne veulent pas casser, mais refusent aussi de se définir contre ceux qui le font : ce qu'ils réclament, c'est leur place dans le récit. Il note une autre pratique, l'abondance de pancartes faites main, plus que de slogans chantés, et une scène où des lycéens ont empêché deux hommes de forcer une boutique.

« ils ont pas envie d'être dans les bails de casse mais ils sont pas en mode je déteste les casseurs, ils sont en mode les médias faut qu'ils nous montrent nous aussi, tu vois. »
🎓 Éducation & jeunesse
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
« Le droit inaliénable à l'insurrection » est dans une constitution française, mais pas dans celle d'aujourd'hui

Le texte en vigueur protège bien un droit voisin : l'article 2 de la Déclaration de 1789, qui fait partie de la Constitution de 1958 par son préambule, range « la résistance à l'oppression » parmi les droits « naturels et imprescriptibles ». La formule de Raz est celle de l'article 35 de la Déclaration de 1793 : l'insurrection, « le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » quand le gouvernement viole les droits du peuple. Ce texte, celui de la Constitution de l'an I, n'a jamais été appliqué. Aucun juge n'a non plus reconnu à la résistance à l'oppression la portée d'un droit d'insurrection.

« Si largement le peuple se mobilise, il y a c'est dans la constitution. Le droit est inaliénable à l'insurrection face à un pouvoir injuste et cetera si tu veux. »
🏛️ Institutions & démocratieConseil constitutionnel — Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 (art. 2) ↗Conseil constitutionnel — Constitution du 24 juin 1793 (Déclaration, art. 35) ↗
💡 Idée-cléAnalyse IA
« Un mode de vie entre les manifs » : pour Raz, Notre-Dame-des-Landes montre ce qui fait peur à l'État

À un spectateur qui juge les manifestations inutiles et réclame des actions « plus énervées », Raz répond que ce qui manque est « un mode de vie entre les manifs » : lycées occupés avec cantines collectives et cours choisis par les élèves, comme à Vincennes, lieux de vie à la Nuit debout. Il le présente comme un vœu, en reconnaissant qu'une occupation tiendrait mal face aux expulsions.

« L'acharnement de l'État sur Notre Dame des Landes, c'est parce que c'était ça. Ça ça les fait vraiment peur. Ça les terrifie. une poche où des gens prouvent que tu n'es pas destiné à vivre comme l'État et le pouvoir l'a décidé, ça les terrifie. »
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💬 CitationAnalyse IA
« Les deux sont des menteurs » : Raz renvoie dos à dos la « manif tranquille » et la manif pour « tabasser des flics »

Raz annonce que le débat médiatique ne portera que sur les violences et la casse. Il ne reprend pas pour autant le récit inverse, qu'il voit chez Mélenchon publiant que le cortège était calme : « des Jean-Michel respectables » d'un côté, des amateurs d'émeute de l'autre. Ce qui l'a frappé, ce sont des rues entières remplies de manifestants.

« Les gens qui diront que c'était une manife tranquille sont des menteurs. Les gens qui diront que c'était une manife pour prendre l'Élysée et tabasser des flics sont des menteurs aussi. Voilà, les deux sont des menteurs. »
🛡️ Sécurité & justice
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Un homme démenotté puis laissé inconscient au sol : « et après les gens s'étonnent de voir une mairie qui brûle »

Raz commente une vidéo diffusée sur les réseaux, présentée comme celle d'un homme laissé inconscient par des policiers après avoir été démenotté. Il en fait la mesure de la violence qu'il reproche à la police et la raison de la colère qui a visé la mairie de Limoges ; les circonstances de la scène ne sont pas établies dans le stream.

« Ils l'ont démenoté et ils l'ont laissé par terre comme ça. Mais c'est une blague ? Et après les gens s'étonnent de voir une mairie qui brûle quoi. »
🛡️ Sécurité & justice
★💡 Idée-cléAnalyse IA
« Ils veulent simplement te voir condamner » : selon Raz, c'est le mépris qui met en colère même ceux qui ne cassent pas

Raz décrit un mécanisme : la condamnation exigée ouvre et ferme la discussion, et les raisons de la colère — la violence policière, l'absence d'écoute — ne sont jamais entendues. Ce qu'il juge le plus déprimant n'est pas la casse, mais une « propagande médiatique » et un « instinct de conservation » qui dispensent d'expliquer pourquoi on en arrive là.

« Ils veulent simplement te voir condamner, dire "Non, moi je trouve ça nul les violences et après tout le reste que tu as à dire, ils écouteront pas quoi." C'est pour ça que les gens, ils sont en colère sur le sujet. Même des gens qui vont pas dans les cortèges de tête et qui vont pas s'affronter. C'est ça qui les met en colère, c'est le mépris quoi. »
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⚔️ CritiqueAnalyse IA
Condamner, oui, mais « sobrement » : Raz reproche à Marine Tondelier d'insinuer qu'on pillait plus qu'on ne manifestait
→ Visé :Les Écologistes – Europe Écologie Les VertsMarine Tondelier

Raz lit le message de la secrétaire nationale des Écologistes, qui condamne « toutes les violences d'où qu'elles viennent » et salue les manifestants pacifiques gazés. Il admet qu'un parti électoral doit se démarquer de la casse, mais pas « en faire des caisses » : la phrase selon laquelle il semblait « plus facile de piller que de manifester » est fausse, dit-il, au moins à Paris.

« quand tu es un parti réformiste électoral et cetera, pour moi, tu es obligé d'en passer par le fait de signifier que tu es pas d'accord avec ça. Il faut juste le faire sobrement quoi. »
🏛️ Institutions & démocratie
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💡 Idée-cléAnalyse IA
Après les images de Limoges, Raz craint que la parole des lycéens disparaisse sous le débat sur Mélenchon et les casseurs

Le mouvement lycéen était, selon Raz, « très largement soutenu et populaire » ; il craint que la diffusion en boucle de la mairie incendiée fasse « retourner leur veste » à ceux qui le soutenaient. Il rappelle qu'il n'existe pas « d'avis des lycéens » unique, et qu'il faut écouter les lycéens eux-mêmes plutôt que les syndicats ou les partis : lui dit n'avoir « aucune leçon à leur donner ».

« c'est toujours ce truc où tu as en fait la peur que la parole des lycéens soit un peu invisibilisée dans les débats de Mélenchon est pas assez radical, les casseurs ils en font trop »
🎓 Éducation & jeunesse
⚔️ CritiqueAnalyse IA
À Juan Branco, qui fustige une France insoumise inquiète d'être « à 200 m de l'Élysée », Raz répond : « Prenez votre indépendance »
→ Visé :Les RuchesJuan BrancoMentionné :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

Raz lit un message de Juan Branco reprochant à LFI de « pleurer » qu'on se soit retrouvé près de l'Élysée, et appelant le mouvement à « accélérer ». Il retourne l'argument : qui croit à une insurrection n'a pas à attendre la bénédiction de Mélenchon. Le vrai problème, dit-il, est la machine médiatique, pas ce qu'a tweeté le leader insoumis.

« si là il y a un processus révolutionnaire en marche insurrectionnel qui va jusqu'à l'Élysée, qu'est-ce que vous en avez à battre de la vie de Jean-Luc élection Mélenchon ? Prenez votre indépendance quoi. »
🏛️ Institutions & démocratie
★✅ VérificationVraiAnalyse IA
Mélenchon n'a jamais appelé à prendre les armes : Raz a raison, et le mot « insurrection » de Mélenchon passe par les urnes
Mentionné :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

Le discours du leader insoumis est constant : son « insurrection citoyenne » se fait par le bulletin de vote (meeting pour la 6e République du 18 mars 2017, Public Sénat), et il se dit personnellement opposé à la violence, qui « nous isole et disperse nos forces » (Public Sénat, 14 décembre 2018). Le lendemain du 17 octobre encore, il disait avoir plaidé la non-violence depuis septembre. C'est ce vocabulaire de l'insurrection que le chat lui reproche ; Raz y répond que LFI, née il y a dix ans, a toujours été « une machine électorale ».

« il y a bien un sujet sur lequel Mélenchon a toujours eu le même discours de "Moi, je suis pour je suis contre la révolution violente", c'est celui-là quoi. Genre, c'est bien pour ça que les révolutionnaires l'aiment pas. »
🏛️ Institutions & démocratiePublic Sénat, 18/03/2017 — Mélenchon appelle à « l'insurrection citoyenne » par le bulletin de vote ↗Public Sénat, 14/12/2018 — « Les bonnes révolutions, c'est celles où vous venez avec la poussette » ↗
🔗 Mesures de programme liées
💡 Idée-cléAnalyse IA
« Le truc le plus radical possible au sein de la respectabilité » : Raz invite la gauche radicale à cesser d'attendre autre chose de LFI
Mentionné :La France insoumiseLaurent NuñezAntoine Léaument

Preuve, selon Raz : le député Antoine Léaument, sur un plateau, a seulement dit que son cortège était calme et que le « bazar » tenait aussi à la doctrine de maintien de l'ordre, face au mot de « délinquants d'opportunité » de Laurent Nuñez. Il s'y fait malmener. Qui attend qu'un élu insoumis soutienne la casse à la télévision devrait, dit Raz, militer à l'extrême gauche.

« Vous va falloir vous réconcilier avec le fait que vous avez la France insoumise c'est le truc le plus radical possible au sein de la respectabilité. »
🏛️ Institutions & démocratie
🔗 Mesures de programme liées
★💡 Idée-cléAnalyse IA
« C'est la définition de pacifisme qui est mauvaise » : pour Raz, un blocus n'était déjà pas pacifique aux yeux du gouvernement

À un message du chat — le mouvement « va rien obtenir », donc « autant tout casser » — Raz répond que c'est « objectivement faux » : il existe « mille méthodes » pour déstabiliser un gouvernement. Son exemple est la grève générale : rien n'y est cassé, et pourtant six mois de grève feraient céder le pouvoir. Il ne juge pas idiot de casser, mais refuse d'en faire la seule voie.

« Genre ça marche le pacifisme mais en fait c'est la définition de pacifisme qui est mauvaise en fait. Désolé mais les gens pour le gouvernement de Macron quand les lycéens bloquaient c'était déjà pas pacifique. »
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✅ VérificationVraiAnalyse IA
Les Gilets jaunes ont perdu « une partie de leur soutien » mais sont restés soutenus : le rappel de Raz est exact

Juste après le saccage de l'Arc de triomphe du 1er décembre 2018, l'Ifop mesurait 72 % de soutien au mouvement, son plus haut niveau, alors que 69 % des sondés condamnaient les violences (terrain des 3 et 4 décembre). Le soutien a reculé ensuite sans s'effondrer : 68 % une semaine plus tard, encore un Français sur deux en février 2019. Raz en tire une réponse à un message du chat pour qui seules les images de casse brisent un mouvement : la violence divise, mais la perte de soutien n'est « pas garantie ».

« Les gilets jaunes le moment où ça a commencé à être plus sérieux, ils ont perdu une partie de leur soutien mais ils étaient quand même soutenus après, tu vois. »
🏛️ Institutions & démocratieSud Radio, 05/12/2018 — sondage Ifop-Fiducial : 72 % de soutien ↗Sud Radio, 13/12/2018 — sondage Ifop-Fiducial : 68 % ↗Fondation Jean-Jaurès, février 2019 — Les Français face aux gilets jaunes : état des lieux ↗
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« Le ça passe d'Édouard Philippe » : pour Raz, l'aveu de l'ancien Premier ministre explique la violence d'aujourd'hui
→ Visé :HorizonsEdouard Philippe

Raz diffuse un extrait où l'ancien Premier ministre raconte ses réformes : ordonnances travail, fin du statut des cheminots, orientation sélective à l'entrée de l'université. Grèves et occupations n'y ont rien changé, « ça passe ». Puis la hausse accélérée de la taxe carbone, sans voir que « ce qui est passé auparavant ne va plus passer ». Pour Raz, c'est la vidéo à montrer à une gauche lassée des violences : un pouvoir qui a appris qu'il pouvait ignorer la rue.

« Voilà le ça passe de Édouard Philippe. Pour moi ça c'est ça qui explique la violence. Genre pour moi, cette vidéo là presque à elle seule résume les raisons de la situation dans laquelle on est aujourd'hui, quoi. »
🏛️ Institutions & démocratie
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
Le CPE, « des millions de gens dans la rue » et une victoire : l'exemple tient, la « presque aucune casse » un peu moins

Le 28 mars 2006, la police comptait environ un million de manifestants contre le contrat première embauche, les syndicats près de trois millions, et le texte a été retiré le 10 avril. La casse n'a pas été absente pour autant : le 23 mars, aux Invalides, des bandes ont agressé et dépouillé des manifestants. Raz le concède en partie (« des casses à la marge »). Il en tire un constat : plus personne ne se projette aujourd'hui dans un mouvement social victorieux.

« il y a une époque le CPE les gens, le CPE c'était des millions de gens dans la rue, presque aucune casse vraiment. »
🎓 Éducation & jeunesseCentre Inffo — chiffres de la manifestation du 28 mars 2006 ↗Encyclopædia Universalis — 1er-11 avril 2006, remplacement du CPE ↗Assemblée nationale, 27/03/2006 — proposition de résolution sur les violences du 23 mars ↗
★💡 Idée-cléAnalyse IA
« La violence policière a vidé les manifs » : le cercle que décrit Raz, du maintien de l'ordre à l'émeute

Raz répond à un message du chat selon lequel « il n'y a que ça à faire, tout casser ». Il n'y croit pas, mais il explique d'où vient l'idée : une police qui rend la manifestation dangereuse la vide, un gouvernement qui ne cède plus à des cortèges réduits, et il ne reste que la violence à ceux qui veulent peser. Il dit ne pas être persuadé que casser des vitrines fasse gagner les revendications, sans pouvoir prouver le contraire.

« Moi je pense que la violence policière a vidé les manifes et a et a créé l'impossibilité de massifier et de créer des très grandes manifes et qu'ils ont compris que être violent et et créer de la violence dans les manifes allait les rendre beaucoup plus petites et du coup aller légitimer le fait de plus jamais écouter le mouvement social »
🛡️ Sécurité & justice
💡 Idée-cléAnalyse IA
« Ils sont pauvres donc ils pillent » ? Raz juge l'explication méprisante : s'attaquer aux symboles du capitalisme est aussi un choix politique

Raz ne nie pas qu'on prenne « la basket à 200 balles » faute de pouvoir se la payer. Mais réduire le pillage à la misère, c'est refuser de voir que certains font le pari que détruire des symboles du capitalisme peut élargir le combat. On peut juger ce pari mauvais, dit-il, pas le tourner en ridicule.

« Il y a des gens qui pillent des magasins et qui attaquent des magasins, c'est aussi une hypothèse politique. C'est pas que parce qu'ils sont pauvres et qu'ils veulent se nourrir. »
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