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Comment nous allons remettre de l’ordre dans les comptes publics

▶️ Vidéo YouTubeCommuniqué14 octobre 2026

Conférence de presse de La France insoumise présentant son contre-budget pour 2027. Jean-Luc Mélenchon parle jusqu'à 29:11 et pose le cadre politique, puis Éric Coquerel, président de la commission des finances, détaille dépenses et recettes avant de répondre aux journalistes (à partir de 1:01:40). Chaque carte indique qui parle. Plusieurs éléments déjà instruits sur le site ne sont pas repris : la comparaison des croissances française et allemande, la garantie d'autonomie des jeunes, le livret A à 30 000 euros, le taux implicite d'impôt sur les sociétés et la loi spéciale, développés par Coquerel dans ses vidéos du 1er octobre et en réponse à Nicolas Doze, ainsi que le seuil de dette démenti par un étudiant, déjà vérifié chez Mélenchon.

34 analyses
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Pas un contre-budget de plus : LFI présente le budget qu'elle ferait voter en loi de finances rectificative si elle gagne en 2027
Propos de :La France insoumiseJean-Luc MélenchonMentionné :Éric Coquerel

LFI publie un contre-budget chaque automne depuis 2017. Celui-ci est pensé autrement, explique Mélenchon : avec une présidentielle en avril, le budget voté en octobre ne survivrait pas à une victoire. Le document est donc calé sur L'Avenir en commun et sur un calendrier : élection, législatives, puis loi de finances rectificative dès l'été 2027.

« le document qui a été préparé cette année par Eric et son équipe et ses équipes parce que c'est plusieurs équipes du mouvement insoumis qui sont au travail dans cette affaire se présente quasiment comme le profil d'une loi de finances rectificative. »
💶 Économie & fiscalité
★💡 Idée-cléAnalyse IA
« Thèse numéro 1 » : pour Mélenchon, la dette est organisée, on creuse les comptes pour justifier les coupes et laisser le marché remplacer le public
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon→ Visé :RenaissanceEmmanuel Macron

Mélenchon ne présente pas le déficit comme une dérive mais comme un choix : baisser les recettes, laisser filer la dette, puis invoquer la contrainte pour réduire la dépense publique. Il le rattache à l'ordolibéralisme allemand, pour qui la politique ne doit pas se mêler d'économie. C'est une thèse sur les intentions, que ses adversaires contestent, et c'est elle qui organise tout le contre-budget.

« On coule les comptes, il y a une grosse dette, donc on coupe dans les services publics et les dépenses publiques et on dit "Ah bon, on peut pas faire autrement." et on attend que le marché remplace tout ce qui avait été socialisé au lendemain de la 2e Guerre mondiale. C'est une stratégie, c'est notre thèse numéro 1. »
💶 Économie & fiscalité
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
Les aides aux entreprises chiffrées par le gouvernement à 166 milliards : Mélenchon y voit l'origine unique du déficit de l'État
Propos de :La France insoumiseJean-Luc MélenchonMentionné :Olivier RietmannFabien Gay

Le chiffre est le bon : l'annexe au projet de loi de finances pour 2027, publiée le 13 octobre 2026, évalue à 166 milliards d'euros les aides aux entreprises en 2024, allègements de cotisations compris. Il se situe entre les 211 milliards de la commission d'enquête du Sénat, présidée par Olivier Rietmann (LR), dont Fabien Gay (PCF) était rapporteur, et les périmètres étroits retenus jusque-là. Que ce montant dépasse le déficit de l'État est une comparaison de grandeurs ; en conclure que le déficit est « exclusivement » dû aux aides va au-delà de ce qu'elle établit.

« voici que depuis avant-hier Bercy, qui est comme vous le savez un îlot gauchiste bien connu dans ce pays, a établi que il s'agissait, les aides étaient équivalentes à 166 milliards, c'est-à-dire 10 milliards, 16 milliards de plus que le déficit du budget de l'État. »
💶 Économie & fiscalitéL'Essentiel de l'éco — Aides aux entreprises : le chiffre qui tombe mal ↗
🔗 Mesures de programme liées
✅ VérificationImprécisAnalyse IA
Impôt sur les sociétés : de 33 à 25 % sous Macron, c'est exact ; le taux de 50 % que cite Mélenchon précède en revanche Chirac
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon→ Visé :RenaissanceEmmanuel Macron

La baisse est réelle : le taux normal de l'impôt sur les sociétés est passé de 33,3 % à 25 % entre 2017 et 2022. Le rappel historique est moins sûr. Le taux de 50 % date d'avant 1986 : c'est le gouvernement Chirac de 1986-1988 qui l'a abaissé à 45 puis 42 %, et le taux distinguant bénéfices distribués et réinvestis est une création des gouvernements Rocard (1989-1992). Sous la présidence Chirac, l'impôt était à 33,3 % plus des contributions exceptionnelles. Quant à l'accord international qu'il situe à 12 %, l'impôt minimum mondial de l'OCDE est de 15 %. Que le barème d'alors effacerait le déficit actuel reste une affirmation non chiffrée.

« Au demeurant, si on appliquait la fiscalité qui avait cours sous le président Chirac à cette époque, il y aurait pas de déficit aujourd'hui. […] Monsieur Macron a trouvé l'impôt sur les sociétés à 33 % et il a amené à 25 % »
💶 Économie & fiscalité
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✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
La Grèce pèse 2 % de l'économie européenne, la France 18 % : pour Mélenchon, une crise française serait une crise de toute l'Europe
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

Les ordres de grandeur sont justes à l'échelle de la zone euro : la Grèce y représente environ 1,5 % du PIB et la France près de 19 %, un peu moins à l'échelle de l'Union. Mélenchon en tire que la France ne peut pas être traitée « comme les Grecs » : le Mécanisme européen de stabilité, ratifié par le Parlement français en février 2012, en pleine présidentielle, mutualise le risque. Il rappelle que la France et l'Allemagne, premiers créanciers publics de la Grèce, ont engagé chacune plusieurs dizaines de milliards dans ses plans de sauvetage ; ses 45 et 65 milliards sont des ordres de grandeur qu'il dit lui-même arrondis.

« Les Grecs pèsent 2 % de l'économie européenne, les Français 18 %. »
🌍 Europe & international
💡 Idée-cléAnalyse IA
Si les taux montent, c'est aussi parce que l'Allemagne emprunte massivement pour se réarmer, et y cherche, selon Mélenchon, un « choc social »
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

Mélenchon replace la hausse des taux français dans une concurrence mondiale pour l'épargne : la dette américaine, proche de 40 000 milliards de dollars, et les capitaux attirés par l'intelligence artificielle d'un côté ; de l'autre l'Allemagne, qui a assoupli son frein à l'endettement en 2025 pour financer défense et infrastructures. Il y lit une stratégie : relancer par l'armement pour affronter ensuite ses syndicats. C'est une lecture politique ; Coquerel reprend plus loin la même concurrence allemande, inédite selon lui sur la dette souveraine.

« L'Allemagne a besoin d'un choc social et elle est en train de se l'offrir en empruntant notamment pour relancer sa propre économie à partir de l'économie d'armement. »
🌍 Europe & international
★💡 Idée-cléAnalyse IA
Quand le Premier ministre annonce la faillite, les agences suivent : Mélenchon décrit une panique entretenue par ceux qui gouvernent
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon→ Visé :Mouvement démocrateFrançois BayrouMentionné :François Fillon

Le mécanisme qu'il décrit : la note d'une agence conditionne les achats de nombreux fonds, et une agence peut difficilement juger la situation moins grave que ne le dit le chef du gouvernement. Il vise le discours de François Bayrou sur la dette à l'été 2025, et avant lui celui de François Fillon (« un État en faillite », 2007). La chronologie est réelle — Fitch a dégradé la France le 12 septembre 2025, S&P le 17 octobre — mais « toutes les agences » force le trait : Moody's s'en est tenu à une perspective négative.

« Deux semaines après, toutes les agences de notation baissaient la note de la France et pour une raison que tout le monde comprend. Les notes qui sont données par les agences de notation sont une référence obligée pour un certain nombre de fonds de pension et fonds financiers de toutes sortes. Dès lors quand c'est le Premier ministre lui-même qui dit que c'est la catastrophe, pourquoi voudriez-vous que de je ne sais quelle agence soi-disant indépendante dise autre chose que ce qu'a dit le Premier ? »
💶 Économie & fiscalitéMoneyvox — La note de la dette française dégradée (Fitch, 12 septembre 2025) ↗
⚔️ CritiqueAnalyse IA
Le gouverneur de la Banque de France, nommé avant la présidentielle sur un départ anticipé, selon Mélenchon pour qu'il ne choisisse pas lui-même
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon→ Visé :RenaissanceEmmanuel Macron

Les faits sur lesquels il s'appuie sont exacts : François Villeroy de Galhau a annoncé en février 2026 son départ, un an et demi avant la fin de son mandat, et Emmanuel Moulin, ancien directeur du Trésor puis secrétaire général de l'Élysée, a pris ses fonctions le 2 juin pour six ans. La commission des finances de l'Assemblée a voté contre (46 voix contre 25), mais le blocage exigeait trois cinquièmes des suffrages des deux commissions réunies, et le Sénat l'a soutenu. Le mobile prêté au président reste une interprétation.

« Monsieur Moulin gouverneur de la Banque de France dont je veux rappeler qu'il n'est là que parce que le précédent est parti avant pour que Monsieur Macron durant ce mandat puisse nommer le suivant et qu'éventuellement ça ne soit pas à moi de le faire. »
🏛️ Institutions & démocratiePublic Sénat — La nomination d'Emmanuel Moulin validée par le Parlement ↗Banque de France — Emmanuel Moulin est nommé gouverneur (27 mai 2026) ↗
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
600 milliards de dette sous Sarkozy, 400 sous Hollande, 1 300 depuis 2017 : les ordres de grandeur de Mélenchon tiennent
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon→ Visé :HorizonsEdouard PhilippeGabriel AttalRenaissanceMentionné :Nicolas SarkozyFrançois Hollande

Selon l'Insee, la dette publique est passée d'environ 1 200 milliards d'euros en 2007 à 1 830 à la mi-2012, puis à près de 2 230 en 2017 ; elle atteignait 3 536 milliards fin mars 2026. Les trois écarts cités sont donc justes, et la dette a presque triplé depuis 2007. L'imputation aux seuls Édouard Philippe et Gabriel Attal, candidats à la présidentielle, est en revanche rhétorique : ils n'ont gouverné qu'une partie de la période, qui comprend aussi la crise du Covid.

« c'est sous leur gouvernement que la dette a été triplée par rapport à ce qu'elle était avant la présidence de monsieur Sarkozy qui lui-même a fait 600 milliards monsieur Hollande c'est 398 et eux 1300 un peu plus »
💶 Économie & fiscalitéInsee — Dette des administrations publiques ↗
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
Sous Jospin, la relance a remis les comptes sociaux à l'équilibre, rappelle Mélenchon, qui y voit le modèle de son contre-budget
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

Le rappel est fondé : avec une croissance de plus de 3 % par an entre 1998 et 2000, le régime général de la Sécurité sociale est revenu à l'excédent de 1999 à 2001, et le déficit public est descendu autour de 1,5 % du PIB en 2000. « Tous » les comptes sociaux force un peu le trait, l'assurance maladie restant déficitaire. Plus loin, Mélenchon rapproche l'allocation pour les jeunes en formation des emplois-jeunes de la même époque, payés au SMIC.

« Et la seule pause qui a eu dans les malheurs des comptes publics et bien ça a été l'épisode du gouvernement Jospin sur la base d'une certaine politique de la relance tous les comptes sociaux ont été remis au vert. »
💶 Économie & fiscalité
★💡 Idée-cléAnalyse IA
Faire payer le capital financier plutôt que ceux qui produisent : le seul prélèvement sans effet récessif, selon Mélenchon
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

L'argument porte sur l'effet d'un prélèvement sur l'activité : prendre aux ménages qui consomment tout leur revenu fait baisser la demande, prendre à des patrimoines financiers beaucoup moins. C'est la logique des multiplicateurs budgétaires, plus faibles quand on prélève sur les hauts patrimoines. Ses adversaires lui opposent l'effet sur l'investissement et la fuite des capitaux, que le contre-budget prétend contenir par la réorientation de l'épargne.

« Le capital financier a profité et c'est lui qui doit payer ? Et bien parce que c'est le seul qui n'a pas d'effet récessif quand on le tond. Quand on tond un fonds de pension quand on tond une quelconque institution financière de cette nature, ça ne provoque pas de recul de l'activité tandis que quand on prend sur ceux qui produisent par la force des choses, ça a un impact récessif »
💶 Économie & fiscalité
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💡 Idée-cléAnalyse IA
Annuler la dette détenue par la BCE, « un pur effet comptable » : le premier des deux outils de Mélenchon contre la dette
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

C'est la proposition que LFI défend depuis 2017 et que le site a déjà instruite plusieurs fois : la Banque de France détient, pour le compte de l'Eurosystème, de l'ordre d'un cinquième de la dette publique française. Que l'État se doive cette somme « à lui-même » se défend économiquement, ses bénéfices revenant au Trésor ; l'annulation ne relève pas pour autant d'une décision française, l'article 123 du traité interdisant le financement monétaire. Le second outil est la réorientation de l'épargne.

« Premier outil, la question de la dette française à la BCE. J'insiste sur le fait qu'il s'agit d'un pur effet comptable d'entrée à rayer. »
💶 Économie & fiscalité
🔗 Mesures de programme liées
⚔️ CritiqueAnalyse IA
Accusé par le président d'Euronext de mal comprendre la dette, Mélenchon le traite de « spéculateur » et de « profiteur de crise »
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

Mélenchon répond à plusieurs voix du monde financier qui ont critiqué sa proposition sur la dette, dont le président de la Bourse européenne, qu'il ne nomme pas, et un gouverneur de banque centrale. Il les décrit défilant « comme des comploteurs » contre le pays, et relève qu'un dirigeant de fonds a fini par dire préférer Le Pen à lui. La charge vise la légitimité des contradicteurs plutôt que leurs arguments, qu'il ne reprend pas.

« il ferait bien d'aller réviser ses propres comptes avant de venir me faire la leçon en me disant que soit je ne sais pas soit je mens volontairement. Lui, c'est un spéculateur, un profiteur de crise et un exploiteur du peuple. »
💶 Économie & fiscalité
💡 Idée-cléAnalyse IA
« Réorientation, pas taxation » : Mélenchon veut ramener en France l'assurance-vie placée à l'étranger, sans toucher à la propriété
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

Le levier serait la fin des avantages fiscaux accordés à l'épargne qui part à l'étranger. Mélenchon en attend des recettes indirectes : investi en France, cet argent paie des salaires et des achats taxés, et il retient un taux moyen de 18 % — d'où ses 18 milliards de recettes pour 100 milliards réorientés. C'est une hypothèse de rendement, pas un résultat observé. La part d'« un euro sur deux » parti à l'étranger n'a pas pu être rapprochée d'une statistique publique.

« je viens de dire réorientation pas imposition, pas taxation, pas confiscation, pas nationalisation. Réorienter veut dire que les légitimes propriétaires resteront propriétaires mais qu'au lieu d'aller 1 euro sur 2 pour ce qui concerne l'assurance vie à l'étranger, ils viendront à s'investir en France »
💶 Économie & fiscalité
🔗 Mesures de programme liées
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
L'Espagne en croissance et sa dette repassée sous 100 % du PIB : l'exemple que Mélenchon oppose à l'austérité
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

Le fait est exact et récent : selon la Banque d'Espagne, la dette espagnole est tombée à 99,9 % du PIB en juillet 2026, puis est restée sous ce seuil en août, après 101,4 % fin juin ; la croissance réelle y atteint 2,7 % sur un an. La baisse du ratio tient surtout à la croissance nominale (+5,9 %), la dette en euros continuant d'augmenter. L'attribuer au seul budget « écologique et social » est une lecture : une journaliste a rappelé que l'âge de la retraite y passe à 67 ans en 2027.

« Depuis que l'Espagne a mis un budget de croissance écologique et sociale, elle est dans la croissance pure et le recul de sa dette puisqu'ils sont tombés en dessous de 100 %. »
💶 Économie & fiscalitéLe Petit Journal Barcelone — La dette espagnole sous 100 % du PIB ↗
✅ VérificationVraiAnalyse IA
« La BCE est déjà venue au secours de l'Espagne et du Portugal » : Mélenchon répond au gouverneur pour qui ce n'est pas son rôle
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

Les précédents sont réels. En 2010-2012, la BCE a acheté des titres espagnols, portugais, italiens et grecs, puis le « quoi qu'il en coûte » de Mario Draghi a fait refluer leurs taux. En 2008 et ensuite, elle a prêté sans limite aux banques, jusqu'à des taux négatifs entre 2016 et 2022 : les banques étaient payées pour emprunter. Elle s'est aussi dotée en 2022 d'un instrument contre l'écartement injustifié des taux d'un pays. Ce qui se discute, c'est qu'elle l'emploie pour la France, pas qu'elle l'ait fait.

« personne ne lui a dit que la Banque centrale européenne est déjà venue au secours du budget de l'Espagne et du Portugal quand les taux ont baissé et personne ne lui a dit que à plusieurs reprises déjà la Banque centrale européenne a fait des politiques de relance »
🌍 Europe & international
🔗 Mesures de programme liées
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
Les pays endettés à plus de 100 % pèsent la moitié de l'économie de la zone euro : l'argument de Mélenchon pour une solution européenne
Propos de :La France insoumiseJean-Luc Mélenchon

Il en annonce cinq mais en cite six. Grèce, Italie, France, Belgique et Espagne dépassent ou frôlent 100 % du PIB ; le Portugal est passé sous 95 %. Ensemble, ces six pays représentent environ la moitié du PIB de la zone euro, un peu plus de 40 % de celui de l'Union. Sa conclusion suit : une doctrine qui laisserait chacun seul face aux marchés fragiliserait la moitié de l'économie européenne. Le site a déjà établi que le seuil de 100 % qu'il moque vient d'un article démenti par un étudiant.

« Nous avons cinq pays qui sont dans la même situation à des degrés divers. Et si vous partez de l'Est, la Grèce, l'Italie, la Belgique, la France bien sûr, l'Espagne, le Portugal. Et ces cinq pays représentent 50 % du PIB de l'Europe. »
🌍 Europe & international
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
Fitch a bien dégradé la France peu après les alertes de Bayrou sur la dette, mais Coquerel en situe l'épisode en février 2025
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel→ Visé :Mouvement démocrateFrançois Bayrou

La séquence qu'il décrit est celle de l'été 2025 : François Bayrou annonce le 25 août un vote de confiance sur la dette, son ministre Éric Lombard évoque le lendemain un risque d'intervention du FMI, et Fitch abaisse la note de AA- à A+ le 12 septembre. En février 2025, l'agence n'avait rien dégradé. Fitch a motivé sa décision par l'instabilité politique et une dette sans stabilisation en vue : le climat créé par le gouvernement y a sa part, sans en être la seule cause.

« Bilan, 2 semaines après, alors que aucune situation économique ne le justifiait, il y avait pas eu tout d'un coup une dégradation de la situation économique en France et les taux d'intérêt étaient pas au niveau aujourd'hui, l'agence de notation Fitch nous dégrade. »
💶 Économie & fiscalitéMoneyvox — La note de la dette française dégradée ↗
★✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
2,6 % du PIB aujourd'hui, 3,6 % en 1996 : rapportée à la richesse produite, la charge de la dette n'est pas à un record, rappelle Coquerel
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel

Les chiffres tiennent. Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit 79,2 milliards d'euros d'intérêts en 2026 et 91,2 milliards en 2027, soit environ 2,6 puis 2,9 % du PIB. Selon l'Insee, la charge d'intérêts des administrations publiques culminait à 3,6 % du PIB en 1996 et est restée proche de 3 % jusqu'au début des années 2000, avant de tomber à 1,3 % en 2020. Coquerel en conclut que la situation est grave sans être une chute libre. La tendance, elle, est à la hausse.

« Si vous regardez la charge de la dette aujourd'hui, elle est de 2,6 % elle va monter vraisemblablement à 2,9 l'an prochain, c'est beaucoup mais que dire de la charge de la dette entre 96 et 2004 qui était entre 3 et 4 % »
💶 Économie & fiscalitéEuronews — Budget 2027 : un effort de 54 milliards (1er octobre 2026) ↗
✅ VérificationExagéréAnalyse IA
« Le patrimoine de l'État vaut six fois et demi sa dette » : il est positif, mais loin de ce multiple
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel

Le constat de fond se défend : selon les comptes de patrimoine de l'Insee, les administrations publiques avaient fin 2024 un patrimoine net positif de 690 milliards d'euros, leurs actifs non financiers (2 821 milliards) dépassant leur dette financière nette. Le multiple, lui, est sans rapport : l'actif public ne vaut pas même deux fois la dette. Six fois et demie se rapproche plutôt du patrimoine de l'ensemble du pays, ménages compris, que l'État ne possède pas. Sa conclusion repose surtout sur la capacité de l'État à lever l'impôt.

« la meilleure garantie d'être remboursé, c'est l'État. Le patrimoine, par exemple, de l'État en France est six fois et demi le niveau de la dette. Donc, l'État français ne sera jamais en faillite. »
💶 Économie & fiscalité
★✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
Le déficit, un problème de recettes : sans les baisses d'impôts depuis 2017, il serait autour de 3 %, calcule Coquerel
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel→ Visé :RenaissanceGabriel Attal

Le calcul est cohérent. Selon l'Insee, les prélèvements obligatoires sont passés de 45,3 % du PIB en 2017 à 43,6 % en 2025, soit 1,7 point, et le recul atteint 2,2 points de 2016 à 2024 selon Fipeco : ses 2,1 points sont dans la fourchette. Avec un déficit de 5,1 % en 2025, les retrouver le ramènerait vers 3 %. C'est un calcul toutes choses égales par ailleurs. Coquerel y ajoute une audition de 2024 où Gabriel Attal admettait un problème de recettes tout en cherchant à réduire les dépenses.

« Je rappelle que les recettes ont diminué de 2,1 points par rapport à 2017. Les dépenses ont diminué elles aussi mais cette fois-ci dans l'autre sens de 0,4 points et que le bilan et il faut répéter sans arrêt ce chiffre c'est que si nous revenions tout simplement à 2017 c'est-à-dire si nous récupérerions les recettes perdues depuis 2017 nous serions aujourd'hui à 2,9 points de déficit. »
💶 Économie & fiscalitéInsee — Taux de prélèvements obligatoires, 1959-2025 ↗
💡 Idée-cléAnalyse IA
Un SMIC à 1 700 euros net : le contre-budget dépasse les 1 600 euros du programme de LFI
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel

Coquerel range la mesure parmi celles qui relancent par les revenus, aux côtés du dégel du point d'indice, de l'indexation des pensions et de la garantie d'autonomie des jeunes, déjà présentées dans ses précédentes interventions. Elle pèse peu sur le budget de l'État, puisque ce sont les employeurs qui paient. Le programme L'Avenir en commun, dans sa version de 2025, fixait l'objectif à 1 600 euros net : le chiffre a été relevé depuis.

« Nous prévoyons également une hausse du SMIC à 1700 euros net, là ça ne touche très marginalement le budget de l'État »
🛠️ Travail & retraites
🔗 Mesures de programme liées
⚔️ CritiqueAnalyse IA
Avec ou sans les pensions, le budget de l'Éducation baisse en euros constants : Coquerel répond au ministère qui le contredit
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel→ Visé :RenaissanceSébastien Lecornu

Le ministère a fait valoir que le calcul de Coquerel incluait les pensions des enseignants retraités. Il répond que, pensions exclues, la baisse en volume reste de 280 millions, contre 643 avec elles, et relève qu'on les inclut quand il s'agit de montrer que la France dépense beaucoup pour l'école. Il propose 10 000 postes pour 500 millions, la cantine gratuite pour 3,6 milliards et la fin de Parcoursup, avec des recrutements à l'université.

« Le budget de l'éducation nationale est annoncé à plus 1,1 milliard d'euros, c'est un mensonge absolu. Si on retranche de manière normale les 2,1 % d'inflation, en réalité ce budget baisse soit de 643 millions d'euros »
🎓 Éducation & jeunesse
🔗 Mesures de programme liées
💡 Idée-cléAnalyse IA
« Il n'y a pas d'argent magique », disait Macron aux soignants avant le Covid : Coquerel chiffre à 3 milliards le plan d'urgence pour l'hôpital
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel→ Visé :RenaissanceEmmanuel Macron

La phrase est authentique : Emmanuel Macron l'a adressée à une infirmière du CHU de Rouen en avril 2018. Coquerel rappelle qu'il a fallu trouver l'argent quelques mois plus tard, quand le Covid a révélé l'état des hôpitaux. Le contre-budget y consacre 3 milliards, avec 10 000 postes de soignants. Il ajoute 5 milliards contre les violences faites aux femmes et aux enfants, en jugeant « trompeur » le milliard et demi annoncé par Sébastien Lecornu.

« je me rappelle de cette phrase avant le Covid d'Emmanuel Macron face aux soignants qui revendiquaient des moyens et qui à qui Emmanuel Macron avait dit il n'y a pas d'argent magique. »
🏥 Santé & protection sociale
🔗 Mesures de programme liées
⚔️ CritiqueAnalyse IA
Macron promettait en 2017 que plus personne ne dormirait à la rue : Coquerel oppose un plan de 3 milliards contre le sans-abrisme
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel→ Visé :RenaissanceEmmanuel Macron

La promesse est réelle : le 27 juillet 2017, Emmanuel Macron disait ne plus vouloir, d'ici la fin de l'année, de femmes et d'hommes dans les rues. Le nombre de personnes sans domicile a depuis continué d'augmenter, selon les rapports annuels de la Fondation pour le logement des défavorisés. Le contre-budget prévoit des hébergements d'urgence et des réquisitions rendues habitables, distincts du programme de construction de logements publics.

« Emmanuel Macron avait dit en 2017 qu'il garantissait que plus personne ne dormirait à la rue. On sait que c'est exactement l'inverse de ce qui s'est fait. »
🏘️ Logement & urbanisme
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✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
La part héritée des patrimoines est passée d'environ un tiers à 60 % : Coquerel y voit la naissance d'une « noblesse d'argent »
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel

Le constat est établi par le Conseil d'analyse économique : le patrimoine hérité représente environ 60 % du patrimoine total, contre 35 % au début des années 1970. La hausse date donc d'un demi-siècle plutôt que d'« une trentaine d'années », et précède Macron. LFI propose de taxer les héritages pour 20 milliards, d'exonérer les 150 000 premiers euros et de tout prendre au-delà de 12 millions, en rappelant que les 0,1 % les plus aisés n'acquittent qu'environ 10 % sur leurs successions.

« il y a une trentaine d'années la part de l'héritage dans les fortunes dans les patrimoines était environ de 30 % et de 60 % aujourd'hui et que c'est peut-être la caractéristique du macronisme, nous sommes tout simplement en train de créer une noblesse d'argent »
💶 Économie & fiscalitéConseil d'analyse économique — Repenser l'héritage (note n° 69, décembre 2021) ↗
🔗 Mesures de programme liées
✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
TotalEnergies ne paie presque jamais d'impôt sur les sociétés en France : Coquerel veut taxer les profits selon le chiffre d'affaires réalisé dans le pays
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel

Le constat est confirmé par le groupe lui-même : entendu au Parlement le 17 juin 2026, il a indiqué n'avoir acquitté l'impôt sur les sociétés en France que six fois depuis 2015, dont 95 millions de dollars en 2024, invoquant les pertes de son raffinage français. La part de 40 % de son chiffre d'affaires réalisée en France n'a pas pu être vérifiée. L'amendement inspiré de Gabriel Zucman recalculerait le bénéfice imposable d'après les ventes en France ; LFI le chiffre à 5 milliards.

« Prenons l'exemple de Total. 40 % de son chiffre d'affaires en France, comme vous le savez, quasiment chaque année, cette année ça sera pas le cas parce qu'ils ont fait des marges sur les raffineries, donc ils ont quand même du mal à le cacher. Enfin, chaque année, ils ont à peu près 0 euro d'impôts sur les sociétés. »
💶 Économie & fiscalitéConnaissance des énergies (AFP) — Pourquoi TotalEnergies échappe quasiment à l'impôt sur les bénéfices en France ↗
🔗 Mesures de programme liées
★✅ VérificationPlutôt vraiAnalyse IA
106 milliards de recettes, 81 de dépenses : le contre-budget ramène le déficit à 5 % comme le gouvernement, et mieux selon LFI grâce à la croissance
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel→ Visé :RenaissanceSébastien Lecornu

L'arithmétique tient : 106,4 milliards de recettes nouvelles moins 80,7 de dépenses font environ 25 milliards, 0,8 point de PIB ; moins les 12 milliards d'intérêts supplémentaires de 2027 (de 79,2 à 91,2 milliards), le déficit passe de 5,4 à 5 %. C'est exactement la cible du gouvernement, qui table sur 1 % de croissance. L'avantage revendiqué repose sur l'effet de relance attendu de ses dépenses, que Coquerel dit encore en cours de calcul.

« mais du fait que les recettes soient supplémentaires, nous faisons 25 milliards de réduction du déficit. Nous faisons donc mieux que le gouvernement. On fait mieux que le gouvernement tout simplement parce que 25 milliards d'euros de solde primaire positif, c'est 0,8 point de PIB. »
💶 Économie & fiscalitéEuronews — Budget 2027 : 54 milliards d'effort pour ramener le déficit à 5 % ↗
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La dette française détenue par la Banque de France fond d'année en année, parce que la BCE ne renouvelle plus les titres échus
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel

Le mouvement est confirmé par la Banque de France : son portefeuille de dette publique acquis par les rachats de la BCE est passé de 546 milliards d'euros fin 2025 à 488 milliards au 30 juin 2026, uniquement par l'arrivée à échéance de titres non remplacés. Les 464 milliards annoncés pour la fin d'année sont donc plausibles, et le rythme dépasse les 80 milliards par an qu'il cite. Les réinvestissements ont cessé en juillet 2023 pour un programme, en janvier 2025 pour celui du Covid. Coquerel demande d'arrêter cette fonte avant d'annuler ce qui reste.

« cette dette qui était à peu près de 20 % de la dette totale il y a encore un peu plus d'un an et qui, je le dis, est en train de fondre comme neige au soleil. C'est-à-dire aujourd'hui, à la fin de l'année, elle va être elle ne sera plus que de 464 milliards d'euros. »
💶 Économie & fiscalitéBanque de France — Précisions sur la dette publique détenue (12 septembre 2026) ↗
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Un « circuit du Trésor européen » : Coquerel veut que la BCE relance ses rachats de dette pour financer l'écologie et le numérique
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel

Troisième volet de la proposition sur la dette, après l'arrêt du non-renouvellement et l'annulation de la part détenue : faire racheter de nouveau des dettes souveraines par la BCE, au profit d'investissements qu'aucun pays, selon lui, ne peut financer seul aux taux actuels. Il veut une solution européenne, avec les pays qui y ont intérêt, et n'envisage une voie nationale qu'en dernier recours, malgré le refus déjà opposé par le président de la Bundesbank.

« c'est le fait de relancer ce qu'on pourrait presque appeler un circuit du Trésor Européen en fait. C'est-à-dire que la Banque Centrale Européenne réémette des programmes de rachat de dettes souveraines qu'elle laisserait donc à disposition de toutes les banques centrales nationales pour faire face justement à ces investissements en matière écologique et en matière numérique »
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Pourquoi LFI s'occupe désormais du déficit : quand les taux dépassent la croissance, l'ajustement « devient le nôtre », explique Coquerel
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel

Interrogé sur un changement de philosophie, Coquerel répond que la dette n'était pas un problème jusqu'à il y a deux ans : elle servait surtout à faire peur pour justifier les coupes, et l'on n'en rembourse jamais le stock, qui se refinance — d'une maturité moyenne d'environ huit ans et demi. Ce qui a changé, c'est le rapport entre le taux d'intérêt et la croissance : quand le premier dépasse durablement la seconde, la dette grossit d'elle-même. C'est l'équation de base de la soutenabilité de la dette.

« on peut très vite avoir bientôt des taux d'intérêt, ça commence d'ailleurs mais qui sur la durée sont à un point comment dire incontrôlable supérieur à la croissance. Donc le problème de réduire les déficits de l'ajustement budgétaire devient le nôtre. »
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Coquerel fait sien l'ajustement de 125 milliards d'ici 2032 recommandé par quatre économistes, et dit en faire un cinquième dès la première année
Propos de :La France insoumiseÉric CoquerelMentionné :Jean-Luc Mélenchon

Le rapport remis au gouvernement le 15 juillet 2026 par Xavier Jaravel, Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier et Natacha Valla chiffre à environ 125 milliards l'effort nécessaire pour stabiliser la dette d'ici 2032, à raison de 20 à 25 milliards par an. Mélenchon présentait déjà les 25 milliards du contre-budget comme « le cinquième ». Les auteurs ne fixent pas d'objectif de 3 % de déficit, relève Coquerel. Les moyens, en revanche, divergent : le rapport privilégie la révision de l'indexation des dépenses.

« Je fais mien en gros d'un ajustement budgétaire nécessaire de 125 milliards d'euros d'ici 2032, ça me semble raisonnable, c'est pas énorme d'ailleurs. »
💶 Économie & fiscalitéMajor Prépa — Le rapport sur la trajectoire financière de la France à l'horizon 2030 ↗
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Les retraites des fonctionnaires, « un problème de recettes » : l'État employeur cotise sur des salaires dont les primes échappent
Propos de :La France insoumiseÉric CoquerelMentionné :Élisabeth Borne

Coquerel s'appuie sur le rapport de la Cour des comptes sur les retraites des fonctionnaires de l'État, adressé en septembre 2026 à la commission des finances. Il y lit qu'une part croissante de la rémunération, versée en primes, ne cotise pas, et que les effectifs ont baissé. Même raisonnement pour l'ensemble des retraites, stables autour de 14 % du PIB, dit-il, en rappelant que Pierre-Louis Bras, qui l'avait soutenu devant les députés, a quitté la présidence du Conseil d'orientation des retraites en 2023.

« C'est le même problème que la question des retraites en France. C'est pas un problème de dépenses, c'est un problème de recettes. C'est-à-dire que l'État est un très mauvais employeur. »
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Réduire de 9 milliards la contribution nette de la France à l'Union : LFI la garde hors de son chiffrage, comme un levier de négociation
Propos de :La France insoumiseÉric Coquerel

La France verse à l'Union européenne plus qu'elle n'en reçoit, un solde de l'ordre de 9 à 10 milliards d'euros par an. L'amendement présenté le soir même vise à réduire le prélèvement à hauteur de ce différentiel. Coquerel le laisse hors du contre-budget : c'est un instrument du « rapport de force » qu'il veut engager avec les partenaires européens sur la dette, en attendant de rompre avec les traités actuels.

« l'amendement le plus important, c'est celui qui fait en sorte que on réduise le prélèvement du différentiel positif en fonction de en gros de ce qu'on reçoit et de ce qu'on paye, c'est-à-dire à peu près 9 milliards d'euros. Vous remarquerez que nous ne l'avons pas mis dans notre estimation budgétaire. »
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