Le programme vise une reconquête de la Sécurité sociale et du service public de santé : prise en charge à 100 %, suppression des franchises et dépassements d'honoraires, lutte contre les déserts médicaux. L'hôpital public est relancé (100 000 emplois, fin de la T2A), un pôle public du médicament est créé via la nationalisation de Sanofi, et le grand âge bénéficie d'un service public dédié avec 300 000 emplois en Ehpad.
Dans l'ordre du programme · 9 vérifiées
Prévention, PrEP et soins seraient renforcés, ainsi que la lutte contre la sérophobie.
« les moyens de la lutte contre le VIH/sida (prévention, protection, PrEp, soins) et les infections sexuellement transmissibles (IST)seront renforcés, ainsi que la lutte contre la sérophobie »
Un grand service public de l'autonomie renforcerait l'égalité territoriale, construit autour des maisons départementales des personnes handicapées.
« L’égalité territoriale sera renforcée par un grand service public de l’autonomie, construit autour des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) »
L'aide à domicile des personnes handicapées serait intégralement financée.
« L’accompagnement à domicile sera financé à 100 % et les places d’hébergement seront augmentées pour répondre aux situations. »
Les soins consécutifs aux agressions et crimes d'inceste seraient remboursés intégralement, sans limite de durée.
« Les soins nécessités par des agressions et crimes d’inceste seront pris en charge à 100 %, aussi longtemps que nécessaire. »
La PMI serait renforcée pour accompagner, dépister et soigner tous les enfants, avec un suivi obligatoire dans les premières années.
« 104 - La Protection maternelle et infantile (PMI) se verra renforcée pour accompagner, prévenir, dépister, soigner tous les enfants »
Une réforme du financement mettrait fin au reste à charge pour aller vers une prise en charge intégrale des dépenses de soins par la Sécurité sociale.
« La démocratie sociale et une réforme de progrès du financement permettront de mettre fin au reste à charge des dépenses de soins, d’aller vers une véritable prise en charge à 100 % »
Suppression des franchises et participations forfaitaires, disparition des dépassements d'honoraires et retour à un secteur conventionnel unique.
« Les franchises médicales et les participations forfaitaires seront supprimées. »
Les dépassements d'honoraires disparaîtraient, et un secteur conventionnel unique serait négocié.
« Les dépassements d’honoraires devront disparaître et le retour à un secteur conventionnel unique sera négocié. »
Généralisation effective du tiers payant et conventionnement sélectif à l'installation dans les zones denses pour combattre les déserts médicaux.
« Le tiers payant sera généralisé afin qu’il devienne effectif. La puissance publique agira contre les déserts médicaux »
Suppression des quotas (numerus clausus officiel ou officieux), développement massif des centres de santé et moyens supplémentaires aux universités.
« Les centres de santé seront massivement développés. Les quotas officiels ou officieux pour les formations initiales, médicales comme paramédicales, seront supprimés »
Infirmiers, aides-soignants, auxiliaires de vie et aides à domicile seraient recrutés.
« 100 000 emplois seront créés dans tous les métiers : infirmier·e·s, aides-soignant·e·s, auxiliaires de vie, aides à domicile. »
Tous les personnels hospitaliers contractuels deviendraient fonctionnaires.
« Tou·te·s les contractuel·le·s seront titularisé·e·s. »
Un moratoire réunirait élus et professionnels, psychiatrie comprise.
« Les privatisations des hôpitaux publics seront arrêtées, de même que tous les projets en cours de restructuration des établissements de santé. »
Abrogation de la T2A et de la loi HPST de 2009, remplacées par un budget de fonctionnement couvrant l'ensemble des charges, avec 100 000 emplois créés.
« Il sera mis fin au financement à l’activité (T2A), instauré par la loi hôpital-patient-territoire en 2009, laquelle sera abrogée. »
Les hôpitaux de proximité disposeraient d'un service d'urgence, d'une maternité de niveau 1 et de services de médecine et de chirurgie.
« Les hôpitaux de proximité seront développés et reconstruits, en les inscrivant dans une politique globale d’aménagement du territoire et d’amélioration de l’accès aux soins. »
Chaque bassin de vie disposerait d'un établissement de santé accessible en moins de 30 minutes.
« Chaque bassin de vie devra disposer d’un établissement de santé, à moins de 30 minutes (en conditions réelles) de transport terrestre du domicile des patients. »
Les agences régionales de santé céderaient la place à des services de l'État à trois collèges : usagers, soignants et élus.
« Les Agences régionales de santé, véritables bras armés mis en place par les pouvoirs précédents pour asphyxier les hôpitaux, seront remplacées par des services régionaux démocratiques de l’État »
Moratoire sur la fermeture des centres médico-psychologiques, ouverture de lits et de structures, recrutement et formation de personnel qualifié.
« Une loi-cadre sera proposée au Parlement en faveur de la psychiatrie »
Les fermetures de CMP et CMPP et leur regroupement dans les groupements hospitaliers seraient suspendus.
« Un moratoire sera décrété sur la fermeture des centres médico-psychologiques (pour les adultes) et les centres médico-psycho-pédagogiques (pour les enfants), et le regroupement au sein de groupements hospitaliers du territoire. »
Création sur trois ans de 300 000 emplois en Ehpad et 100 000 aides à domicile, d'un service public du grand âge et mise sous tutelle des Ehpad privés.
« Dès 2022, il sera créé sur trois ans 300 000 emplois en Ehpad et 100 000 aides à domicile. Un service public du grand âge sera créé, et les Ehpad dépendant des groupes privés seront placés sous tutelle. »
Un taux d'encadrement d'un soignant pour un résident serait imposé.
« Un ratio d’encadrement sera mis en place : un·e soignant·e pour un·e résident·e. »
Les proches aidants bénéficieraient d'un statut, d'une indemnité et d'un congé plus longs.
« Un véritable statut des proches aidant·e·s sera élaboré, avec une augmentation de l’indemnité et de la durée du congé. »
Une contribution des actionnaires financerait les mesures en faveur de l'autonomie.
« Une « contribution solidarité » (CASA-ACT) des actionnaires financera ces mesures, à hauteur de 2 % des dividendes perçus (2 milliards d’euros en 2021). »
Il serait mené avec les résidents, les personnels et les familles.
« Un plan d’investissement sera initié pour la réalisation et la modernisation des Ehpad, de concert avec les résident·e·s, les personnels, leurs représentant·e·s, les familles. »
Un pôle public du médicament, adossé à la nationalisation de Sanofi, détacherait les médicaments de la sphère financière pour garantir la souveraineté sanitaire.
« Un pôle public du médicament sera créé »
Le pôle public du médicament s'adosserait à la nationalisation des grands groupes privés du secteur.
« s’adossant à la nationalisation démocratique et sociale des principales entreprises privées intervenant dans ce domaine, en particulier Sanofi (proposition 115) »
Il exercerait un contrôle public et transparent sur la recherche, la production et la distribution des médicaments.
« Un véritable contrôle public sera pris en charge, en toute transparence démocratique, par un Conseil national du médicament »
Approche sanitaire plutôt que répressive : centres de soins en addictologie, médecine scolaire renforcée, débat démocratique sur le cannabis.
« Une nouvelle politique sera mise en œuvre concernant l’usage des drogues »
Recrutement de personnels, CSAPA, médecine scolaire et soutien aux associations porteraient la politique de prévention des addictions.
« le développement sur tout le territoire de centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) »
Le service public hospitalier recevrait des moyens pour accompagner le retour à la maison.
« 80 - Des moyens seront dégagés pour le service public hospitalier, afin que soit étendue à tout le territoire l’aide à la parentalité dans le retour à la maison après l’accouchement »
Les maternités fermées dans les territoires seraient rouvertes.
« Les maternités de proximité seront rouvertes »
Un plan national serait mis en œuvre.
« un plan de lutte contre les violences gynécologiques et obstétricales sera adopté »
Un plan national lutterait contre une médecine centrée sur les hommes.
« 81 - Un plan national sera mis en place pour la formation médico-sociale des professionnel·le·s de santé sur les maladies et symptômes spécifiques des femmes »
Les victimes de violences sexuelles et conjugales y accéderaient immédiatement, financées par la Sécurité sociale.
« 82 - Toutes les victimes et co-victimes de violences sexuelles et conjugales pourront accéder, immédiatement et gratuitement, aux soins en psycho-traumatologie dans le cadre d’une prise en charge de la Sécurité sociale »
Chaque département accueillerait les victimes et leurs enfants avec un accueil médico-judiciaire.
« Chaque département sera, pour cela, doté d’un centre de psycho-traumatologie avec un accueil médico-judiciaire et un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) pour accueillir les victimes et leurs enfants. »
Toutes les mesures concrètes que le programme formule sur ce thème, dans l'ordre où il les énonce, chacune citée mot pour mot. Les mesures marquées « IA » ont été extraites automatiquement et attendent leur relecture ; « Vérifié » signale une relecture humaine. Le nombre de mesures dépend de la longueur et de la précision du document source, pas de la qualité du programme.