Le programme attribue la crise du système de santé à l'organisation et à la bureaucratie plutôt qu'aux moyens. Il maintient la liberté d'installation des médecins avec un conventionnement différencié selon les zones, double le nombre d'étudiants en médecine d'ici 2030 et multiplie les incitations fiscales à l'installation en zone sous-dense. Il supprime les ARS au profit des préfets et des élus, rend aux maires la présidence des conseils d'administration des hôpitaux et organise l'offre par communautés soignantes à l'échelle de l'ancien canton. Il mise sur la prévention évaluée par indicateurs, l'élargissement des compétences paramédicales, le Dossier médical partagé obligatoire et la relocalisation de la production de médicaments.
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Une maison de santé pluridisciplinaire serait installée à l'échelle de chaque canton.
« la généralisation des maisons de santé pluridisciplinaires à l’échelle de chaque canton »
Le nombre d'étudiants en médecine serait doublé d'ici 2030.
« Nous voulons doubler le nombre d’étudiants en médecine d’ici 2030 »
Les étudiants en médecine pourraient exercer sous supervision dès leur cinquième année.
« autoriser l’exercice sous supervision dès la 5e année »
Il mutualiserait la demande, garantirait des prix et relocaliserait les chaînes de valeur du médicament.
« Nous proposons la création d’un consortium pharmaceutique européen, sur le modèle d’Airbus, pour mutualiser la demande, garantir des prix, et relocaliser les chaînes de valeur. »
Le programme propose de réinvestir dans la recherche publique en santé et de créer des clusters dans ces deux domaines.
« créer des clusters français de biotechnologie et de médecine génomique »
La télémédecine serait généralisée et le partage des données médicales simplifié pour soulager l'hôpital.
« la généralisation de la télémédecine et la simplification du partage des données médicales »
La réforme de l'accès aux études de santé (LAS/PASS) serait abandonnée ou simplifiée.
« en finir réellement avec la réforme LAS/PASS »
La liberté d'installation des médecins serait maintenue, mais le conventionnement varierait selon les besoins définis localement par les élus et les soignants, pour orienter l'offre vers les zones qui en manquent.
« Garantir la liberté d’installation des médecins et instaurer un conventionnement différencié selon les besoins définis localement par les élus et communautés soignantes, afin d’orienter l’offre là où elle manque le plus. »
Le nombre de places au concours national classant serait fixé selon les besoins de soins et non selon les seules capacités universitaires.
« Adapter le « concours national classant » aux besoins réels de soins et non aux seules capacités universitaires. »
La formation pratique serait accrue par des stages dans le public, le privé et le libéral, hors des CHU.
« accroître la formation pratique en diversifiant les stages hors CHU (public, privé, libéral). »
Les facultés pourraient contractualiser librement avec les structures de soins.
« Donner une réelle autonomie aux facultés pour contractualiser librement avec les structures de soins. »
Des centres de formation seraient implantés en zone rurale pour favoriser l'installation de professionnels.
« Développer des centres de formation dans les zones rurales pour y favoriser l'implantation de professionnels »
Le patient pourrait consulter directement un spécialiste, un infirmier en pratique avancée ou un kinésithérapeute, sans perte de remboursement.
« Permettre le libre accès du patient à tout professionnel compétent (spécialiste, infirmier en pratique avancée, kinésithérapeute...) avec remboursement plein, pour fluidifier les parcours et réduire les délais. »
Les médecins libéraux installés en zone sous-dense seraient exonérés de cotisation foncière des entreprises.
« Exonérer de cotisation foncière des entreprises les médecins libéraux en zone sous-dense »
Les prélèvements sociaux seraient allégés pendant les cinq premières années d'exercice libéral en zone sous-dense.
« réduire les prélèvements sociaux pendant les cinq premières années »
Les investissements des cabinets médicaux en zone sous-dense seraient déductibles plus rapidement.
« accélérer la déductibilité des investissements du cabinet. »
La charge administrative des soignants serait fortement réduite pour libérer du temps médical.
« Réduire drastiquement la charge administrative des soignants (ville et hôpital) pour leur redonner du temps médical. »
La transmission d'une patientèle libérale en zone sous-dense serait facilitée par l'exonération des plus-values professionnelles.
« Faciliter la transmission de patientèle libérale, notamment par l’exonération des plus-values professionnelles lors de la cession en zone sous-dense. »
Les conditions d'accès aux formations de santé seraient élargies, avec promotion interne et reconversions qualifiantes.
« Faire de la santé un ascenseur social : élargir les conditions d’accès aux formations, développer la promotion interne et les reconversions qualifiantes. »
Infirmiers, kinésithérapeutes et pharmaciens pourraient prescrire, suivre des patients en autonomie et être consultés en accès direct, sous encadrement.
« Élargir réellement les compétences des professionnels paramédicaux (prescription, suivi autonome, accès direct) avec un encadrement garantissant la qualité. »
Les rémunérations progresseraient selon l'expérience et les responsabilités, avec un objectif chiffré sur cinq ans, financé par les économies administratives.
« Revaloriser les rémunérations des soignants par les économies issues de la débureaucratisation, en fonction de l’expérience et des responsabilités, avec un objectif chiffré de progression salariale sur 5 ans. »
L'exonération de cotisations sociales serait rétablie et pérennisée pour tous les soignants libéraux en cumul emploi-retraite.
« Rétablir et pérenniser l’exonération de cotisations sociales pour l’ensemble des soignants libéraux en cumul emploi-retraite. »
Des contrats passerelles permettraient aux soignants de ville de renforcer ponctuellement des services hospitaliers.
« Faciliter les contrats passerelles ville-hôpital pour répondre aux besoins ponctuels et désengorger certains services. »
Les heures supplémentaires des soignants en établissement ou en exercice coordonné seraient exonérées d'impôt.
« Exonérer fiscalement les heures supplémentaires pour les soignants en établissement sanitaire, médico-social, social, éducatif ou en lieu d’exercice coordonné. »
La prévention serait pilotée par des indicateurs mesurables, comme les taux de dépistage ou la réduction des facteurs de risque.
« Adopter une politique nationale de prévention évaluable par indicateurs (taux de dépistage, réduction des facteurs de risque). »
Vaccination des personnes vulnérables, dépistage de l'hypertension et prévention du diabète seraient portés par les infirmiers et pharmaciens.
« Déployer des actions de prévention vers le public : vaccination des personnes vulnérables et des seniors, dépistage de l'hypertension et prévention du diabète, portés par les infirmiers et pharmaciens directement auprès des populations concernées. »
L'éducation à la santé entrerait dans les programmes, sous pilotage conjoint avec l'Éducation nationale et avec une évaluation de long terme.
« Intégrer l'éducation à la santé aux programmes scolaires, sous pilotage conjoint avec l'Éducation nationale, avec une évaluation sur des indicateurs de long terme. »
Des infirmiers scolaires seraient recrutés pour réaliser les bilans de santé à des âges clés et le premier niveau de prévention psychologique.
« Engager un plan de recrutement d'infirmiers scolaires pour le suivi sanitaire effectif, en leur confiant la réalisation des bilans de santé à des âges clés et le premier niveau de prévention psychologique. »
La stratégie comprendrait dépistage précoce, accès simplifié aux soins psychiques et renforcement massif de la pédopsychiatrie.
« Mettre en place une stratégie nationale de santé mentale : dépistage précoce, accès simplifié aux soins psychiques, renforcement massif de la pédopsychiatrie, coordination avec les acteurs de terrain. »
Les entreprises qui investissent dans la santé de leurs salariés bénéficieraient d'incitations fiscales.
« Proposer des incitations fiscales pour les entreprises qui investissent dans la santé de leurs salariés. »
Des bilans de santé obligatoires seraient instaurés à certains âges pour favoriser la détection précoce.
« Instaurer des bilans de santé obligatoires à des âges clés pour favoriser la détection précoce. »
Activité physique adaptée, aménagement des domiciles et de l'espace public serviraient à prévenir les chutes des personnes âgées.
« Prévenir les chutes chez les plus de 65 ans par l'activité physique adaptée, l'aménagement des domiciles et l'adaptation de l'espace public. »
Un programme de prévention qui n'atteint pas ses objectifs mesurés ne serait pas reconduit.
« Conditionner le financement de chaque programme de prévention à des résultats mesurables : taux de dépistage atteint, réduction de l'incidence d'une pathologie ciblée, évolution des comportements à risque. »
Les agences régionales de santé seraient supprimées ; les préfets répartiraient les moyens publics avec les collectivités et les représentants des soignants.
« Supprimer les ARS et confier la répartition des moyens publics aux préfets, en association avec les collectivités et les représentants des soignants. »
Les maires présideraient de nouveau les conseils d'administration des hôpitaux.
« Rendre la présidence des conseils d’administration d’hôpitaux aux maires, pour rapprocher les décisions du terrain. »
Ces communautés seraient chargées de planifier et coordonner les soins sur leur territoire.
« Créer des communautés soignantes locales (ancien canton) responsables de la planification et de la coordination des soins. »
Les procédures de la T2A seraient simplifiées pour réduire les tâches administratives.
« Simplifier les process de la tarification à l’activité (T2A) afin de réduire les tâches administratives inutiles. »
Arrêts courts et certificats sportifs ou scolaires seraient générés automatiquement à partir du Dossier médical partagé.
« Rendre intégralement numériques les certificats médicaux à faible valeur ajoutée (arrêts courts, certificats sportifs et scolaires), avec génération automatique via le Dossier Médical Partagé. »
IA, robotique, médecine génomique et télésurveillance bénéficieraient de procédures accélérées, évaluées après mise en œuvre.
« Mettre en place un cadre réglementaire souple pour les innovations médicales (IA, robotique, médecine génomique, télésurveillance), avec procédures accélérées et évaluation post-mise en œuvre. »
Diabète, maladies cardiovasculaires et obésité sévère seraient suivis par des équipes associant médecin, infirmier, diététicien et coach sportif.
« Organiser le suivi coordonné des malades chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires, obésité sévère) par des équipes de proximité associant médecin, infirmier, diététicien et coach en activité physique, pour prévenir les complications et réduire les hospitalisations évitables. »
Des contrats locaux permettraient aux hôpitaux de moduler leur financement et leur organisation.
« Donner aux directions d'hôpitaux une plus grande souplesse juridique et administrative, avec des contrats locaux permettant de moduler financement et organisation. »
Sur le modèle des lois de programmation militaire, elle fixerait priorités et moyens à 3-5 ans, avec suivi annuel.
« Instaurer une loi pluriannuelle de santé, sur le modèle des lois de programmation militaire ou de sécurité intérieure : vision stratégique à 3-5 ans, priorités sanitaires, moyens correspondants, engagement de suivi annuel et ajustements. »
Une convergence tarifaire entre public et privé supprimerait les distorsions de financement.
« Mener une convergence tarifaire entre public et privé pour supprimer les distorsions. »
Actes fictifs, abus de prescriptions et arrêts injustifiés seraient visés par une carte Vitale biométrique et un contrôle automatisé.
« Renforcer la lutte contre la fraude (actes fictifs, abus de prescriptions, arrêts de travail injustifiés) avec la Carte Vitale biométrique et un contrôle automatisé ciblé. »
Tous les flux entre soignants et établissements seraient numérisés et contrôlés par l'IA ; l'entente préalable reviendrait pour les prothèses dentaires et les actes coûteux.
« Digitaliser l'intégralité des flux entre professionnels et établissements de santé et en confier le contrôle de cohérence à l'intelligence artificielle, en restaurant l'entente préalable pour les prothèses dentaires et en la renforçant pour l'ensemble des actes les plus coûteux. »
La formation continue serait renforcée pour réduire les prescriptions de routine non fondées.
« Renforcer la formation médicale continue et la rendre effective pour tous les praticiens, afin de réduire à la source les prescriptions de routine non fondées sur l'état de l'art. »
Ce premier recours structuré viserait à éviter le passage inutile aux urgences tout en garantissant le libre choix du patient.
« Construire une offre territoriale de soins structurée autour d'une prise en charge graduée de premier recours mobilisant infirmiers, pharmaciens et kinésithérapeutes, pour offrir au patient un parcours lisible, éviter le recours inutile aux urgences, et garantir pleinement le libre choix du patient. »
IA diagnostique, robotique chirurgicale, télésurveillance et partage sécurisé des données seraient soutenus.
« Encourager l’investissement dans l’innovation médicale et numérique (IA diagnostique, robotique chirurgicale, télésurveillance des maladies chroniques, partage sécurisé des données) pour améliorer l’efficience et la qualité. »
Tous les professionnels devraient alimenter le DMP et prescrire par voie électronique, pour éviter les examens redondants.
« Mettre fin à la gabegie des actes inutiles en rendant obligatoire l'alimentation du Dossier Médical Partagé par tous les professionnels de santé et l'utilisation systématique de la prescription électronique. »
Priorités scientifiques, financements dédiés et trajectoire d'investissement seraient fixés sur plusieurs années.
« Instaurer une programmation pluriannuelle de la recherche en santé, fixant des priorités scientifiques claires, des financements dédiés et une trajectoire d'investissement stable sur plusieurs années. »
CHU, universités, laboratoires et industriels partageraient des plateformes technologiques à financement mixte public-privé.
« Créer un consortium national de recherche et d'innovation, associant notamment CHU, universités, laboratoires et industriels, avec un financement mixte public-privé de plateformes technologiques partagées et des procédures simplifiées de transfert de technologie. »
Allègements fiscaux et administratifs et soutien aux filières viseraient à relocaliser les productions critiques.
« Relocaliser les productions critiques de médicaments et dispositifs médicaux en créant un écosystème favorable : allégement fiscal et administratif, simplification réglementaire, soutien aux filières industrielles stratégiques. »
Hébergement, cybersécurité et gouvernance des données de santé relèveraient d'un cadre souverain.
« Protéger les données de santé par un cadre souverain d'hébergement, de cybersécurité et de gouvernance, garantissant souveraineté nationale et libertés individuelles. »
Toutes les mesures concrètes que le programme formule sur ce thème, dans l'ordre où il les énonce, chacune citée mot pour mot. Les mesures marquées « IA » ont été extraites automatiquement et attendent leur relecture ; « Vérifié » signale une relecture humaine. Le nombre de mesures dépend de la longueur et de la précision du document source, pas de la qualité du programme.