Le programme propose une « révolution du travail » articulée autour d'une sécurité de l'emploi et de la formation rendant effectif le droit universel à l'emploi. Il augmente fortement les salaires (SMIC à 1 600 euros net), abroge les réformes du droit du travail récentes, rétablit la retraite à 60 ans à taux plein et instaure la semaine de 32 heures. Les salarié·e·s obtiennent des droits décisionnels nouveaux (droit de veto suspensif, préemption) et les travailleurs des plateformes un statut protecteur.
Dans l'ordre du programme · 10 vérifiées
Le SMIC horaire serait augmenté pour atteindre rapidement 1 600 euros net (2 021 euros brut), aucune branche ne pouvant fixer un minimum inférieur.
« Le smic horaire sera augmenté pour atteindre rapidement 1 600 euros net par mois (soit 2 021 euros brut). »
Aucune branche ne pourrait fixer un salaire minimum inférieur au Smic, et ce seuil serait réévalué automatiquement avec le Smic.
« La loi imposera qu’aucune branche professionnelle ne puisse décider d’un seuil minimum inférieur au Smic, et que ce seuil soit automatiquement réévalué avec le Smic. »
Les rémunérations des agents publics seraient relevées de 30 %.
« Les salaires de la fonction publique seront augmentés de 30 %. »
Aucune pension ne pourrait être inférieure à 1 200 euros net, avec rétablissement de la demi-part des veuves et veufs.
« Aucune pension ne pourra être inférieure à 1 200 euros net, et la demi-part des veuves et des veufs sera rétablie. »
État, patronat et syndicats négocieraient une hausse généralisée de la grille des salaires.
« Des négociations tripartites (État, organisations patronales, organisations syndicales des salarié·e·s) seront organisées pour une hausse généralisée de la grille des salaires. »
Abrogation immédiate des réformes du droit du travail et de l'assurance-chômage, rétablissement du CE et du CHSCT et primauté de l'accord de branche.
« La loi El Khomri, les ordonnances Macron et la loi Borne sur l’Assurance-chômage seront immédiatement abrogées »
Le comité social et économique serait supprimé et les anciennes instances rétablies dans leurs prérogatives.
« Le comité d’entreprise (CE) et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) seront rétablis dans leurs prérogatives, après la suppression du comité social et économique (CSE) imposé aux salarié·e·s. »
La hiérarchie des normes en droit du travail redonnerait la priorité aux accords de branche.
« L’accord de branche primera de nouveau sur l’accord d’entreprise. »
Un moratoire suspendrait les licenciements le temps d'examiner la situation réelle des entreprises et de chercher des alternatives sans suppressions d'effectifs.
« Tous les plans sociaux et les licenciements en cours seront suspendus »
Des instances réunies sous l'autorité du préfet examineraient chaque plan social et pourraient faire annuler les licenciements ou imposer des alternatives.
« À partir de l’examen des situations, il leur reviendra de faire annuler les licenciements — notamment en cas de distribution de dividendes —, de permettre la réalisation des projets proposés par les salarié·e·s, ou encore de mettre en place un dispositif de reconversion avec maintien du revenu. »
Les salariés et leurs représentants obtiendraient des droits d'intervention sur l'organisation du travail, y compris le télétravail, la gestion et les orientations stratégiques.
« Ces droits nouveaux d’intervention porteront sur l’organisation du travail (dont le télétravail), la gestion et les orientations stratégiques de l’entreprise. »
Les salariés disposeraient d'un droit de veto suspensif sur les projets de restructuration et de licenciement, ainsi que d'un droit de préemption en cas de vente.
« Les nouveaux droits incluront un droit de veto suspensif sur les projets de restructuration et les licenciements »
Les salariés pourraient racheter leur entreprise mise en vente, notamment sous forme de coopérative.
« Il sera prévu un droit de préemption en cas de vente de l’entreprise, avec la possibilité, si les salarié·e·s le décident, de reprendre la maîtrise de leur outil de travail sous forme de coopérative. »
Les salariés seraient davantage représentés dans les instances dirigeantes des entreprises.
« la présence accrue d’administrateurs et d’administratrices salarié·e·s dans les conseils d’administration pourra influer sur les choix stratégiques »
Des conférences territoriales et nationale, réunissant syndicats, élus, patronat et banques, fixeraient des objectifs chiffrés d'emploi, de formation et de production.
« 5 - Des conférences permanentes pour l’emploi, la formation, la transformation écologique des productions seront organisées »
Une loi garantirait à tout jeune ou salarié d'être soit en emploi, soit en formation avec maintien du revenu, visant l'éradication progressive du chômage.
« Une loi sur la sécurité d’emploi ou de formation sera proposée au Parlement »
Tout jeune sortant de l'école et tout salarié pourrait entrer dans une convention lui assurant d'être en emploi ou en formation rémunérée.
« Elle ouvrira à tout·e jeune en sortie de parcours scolaire et à tout·e salarié·e la possibilité d’entrer dans une convention de sécurisation individuelle qui lui assurera d’être soit en emploi, soit en formation avec maintien de son revenu. »
La loi encadrerait l'intérim, les CDD, les contrats de mission, l'auto-entrepreneuriat subi et le portage salarial.
« elle comprendra des dispositions pour mettre fin à la précarité abusive des contrats de travail (intérim, CDD, contrat de mission, ubérisation, auto-entrepreneuriat subi, portage salarial) »
Un nouveau service public regrouperait Pôle emploi, Cap emploi et les Missions locales, avec une mission de sécurisation de l'emploi, des revenus et de la formation.
« Un nouveau service public unifié de l’emploi et de la formation professionnelle sera créé »
Le montant du CPF serait augmenté et son plafond supprimé.
« Le compte personnel de formation, dont le montant sera relevé et déplafonné, sera largement transformé pour qu’il devienne l’outil d’un développement sans précédent de la formation pour toutes et tous. »
Le nouveau service public certifierait les organismes de formation et contrôlerait le caractère qualifiant des formations.
« Le nouveau service assurera les fonctions de certification des organismes de formation et contrôlera le caractère qualifiant des formations dispensées. »
Les organismes publics de formation professionnelle des adultes verraient leurs moyens augmenter.
« Les moyens de l’Agence pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) et des groupements d’établissements de l’Éducation nationale (Greta) seront renforcés. »
La retraite à 60 ans à taux plein serait rétablie pour une carrière complète, la pension atteignant 75 % du revenu net d'activité.
« La pension atteindra 75 % du revenu net d’activité, dans le secteur public comme dans le secteur privé. »
La pension du secteur privé serait calculée sur les dix meilleures années au lieu des vingt-cinq.
« Dans le secteur privé, le calcul s’effectuera sur la base des dix meilleures années. »
Les fonctionnaires choisiraient entre les dix meilleures années primes comprises et les six derniers mois de traitement indiciaire.
« Pour les agents du public, il existera un droit d’option la plus favorable entre les dix meilleures années de salaires avec les primes, ou les six derniers mois de traitement indiciaire. »
Chômage, formation, études, congé parental, maladie et invalidité seraient validés pour la retraite.
« avec prise en charge des cotisations pour les périodes de non-travail (chômage, formation, études, congé parental, maladie, invalidité) »
La loi ouvrirait des départs à la retraite avant 60 ans pour les métiers pénibles et les carrières longues.
« La loi permettra des départs anticipés à la retraite pour les personnes exerçant des métiers pénibles ou ayant des carrières longues. »
La durée hebdomadaire passerait à 32 heures sans diminution de salaire, restituant aux salariés les gains de productivité.
« La semaine de travail passera à 32 heures, sans diminution de salaires »
Une loi accorderait aux travailleurs des plateformes et auto-entrepreneurs un statut avec les garanties du droit du travail et de la Sécurité sociale, et encadrerait le management algorithmique.
« Une loi leur accordera un statut, avec toutes les garanties inscrites dans le droit du travail et le droit de la Sécurité sociale. »
Les représentants des travailleurs et le législateur auraient un droit de regard sur la gestion algorithmique du travail.
« Il sera mis fin à l’opacité des algorithmes des plateformes, qui soumettent les travailleuses et travailleurs à une dépendance économique et sociale aux conséquences néfastes sur leur santé psychologique et physique. »
Aucun alternant ne pourrait être payé moins que le salaire minimum.
« 36 - Une rémunération minimum au smic sera garantie aux alternant·e·s »
Le service public de l'emploi offrirait une formation rémunérée au niveau du revenu étudiant, débouchant sur un emploi.
« 39 - Le nouveau service public de l’emploi et de la formation proposera à chaque jeune éloigné·e du travail, une formation qualifiante rémunérée »
Les entreprises grandes et moyennes devraient consacrer un dixième de leurs recrutements aux jeunes.
« Les entreprises grandes et moyennes seront tenues de réserver 10 % de leurs nouvelles embauches aux jeunes de moins de 25 ans. »
Les obligations légales d'embauche et d'adaptation des postes seraient durcies.
« Le parcours professionnel sera protégé de toute discrimination, et les obligations légales des entreprises seront renforcées en matière d’embauches et d’adaptation aux personnes porteuses de handicap. »
Les associations d'éducation populaire seraient prioritaires.
« 100 000 emplois d’utilité publique seront créés, et les associations d’éducation populaire seront priorisées. »
La médecine du travail sortirait de la tutelle patronale.
« Il sera mis fin à la mainmise du patronat sur la médecine du travail, et des services de prévention au travail seront mis en place, gérés par la Sécurité sociale. »
Une unification progressiste des statuts serait mise en œuvre dans le secteur des transports.
« L’unification progressiste des statuts dans le secteur des transports sera, dans le même esprit, mise en œuvre. »
Les salariés pourraient dénoncer et faire suspendre les projets de délocalisation ou de suppression d'emplois.
« Ces pouvoirs comporteront un droit d’alerte pour dénoncer les projets de délocalisation, de suppression et de précarisation des emplois, et ils permettront d’obtenir leur suspension. »
Avec un crédit bonifié, les salariés pourraient imposer l'examen de projets alternatifs de développement.
« Avec l’accès à un crédit bancaire bonifié, ils ouvriront également aux salarié·e·s un droit d’initiative, afin de faire prendre en compte, par les directions et les pouvoirs publics, des projets alternatifs de développement des activités. »
Métallurgie, chimie et BTP seraient prioritaires pour mettre en œuvre la décarbonation.
« 60 - Un effort soutenu de formation continue et de requalification des salarié·e·s sera entrepris dans les filières industrielles stratégiques »
Les sections syndicales seraient rétablies dans leurs droits et les délégués mieux protégés.
« Les délégué·e·s syndicaux et délégué·e·s du personnel verront renforcer leurs protections face à l’arbitraire patronal. »
Les condamnations liées à l'action syndicale ou citoyenne seraient amnistiées.
« Les syndicalistes condamné·e·s pour avoir défendu leurs mandants ou leurs revendications seront amnistiés ; il en ira de même des militant·e·s associatifs réprimé·e·s pour leurs engagements citoyens. »
Un plan emploi et formation lutterait contre le chômage ultramarin.
« Un plan emploi et formation en faveur de l’emploi local sera élaboré, afin de lutter contre un chômage qui explose. »
Toutes les mesures concrètes que le programme formule sur ce thème, dans l'ordre où il les énonce, chacune citée mot pour mot. Les mesures marquées « IA » ont été extraites automatiquement et attendent leur relecture ; « Vérifié » signale une relecture humaine. Le nombre de mesures dépend de la longueur et de la précision du document source, pas de la qualité du programme.