Rima Hassan
Fin septembre 2026, les blocus gagnent des centaines de lycées : 416 établissements touchés le 29 septembre selon le ministère de l'Éducation nationale, plusieurs milliers d'interpellations en une semaine. Les lycéens réclament des professeurs remplacés, des moyens et une réforme de Parcoursup. Le gouvernement répond par la police et parle de « violences urbaines ». Ce dossier suit le mouvement, ses revendications et la bataille de récit autour de la violence.
Une séquence qui court sur plusieurs mois : l'accusation d'« antisémitisme de gauche » adressée à LFI et à ses proches, et en regard le traitement réservé à l'antisémitisme d'extrême droite. Les analyses réunies ici suivent cette controverse épisode par épisode.
Depuis son élection au Parlement européen, l'eurodéputée insoumise Rima Hassan fait l'objet de poursuites répétées — vingt-deux procédures ouvertes, seize classées, aucune condamnation à ce jour — et d'une affaire ouverte en avril 2026 autour d'un produit d'abord présenté comme un stupéfiant, finalement identifié comme du CBD. Un numéro de « Complément d'enquête » diffusé le 17 septembre 2026 est revenu sur les deux, et a révélé qu'un ministre de l'Intérieur avait confirmé à des journalistes une garde à vue couverte par le secret de l'enquête. Ce dossier rassemble ce qui lui est reproché, par qui, et ce que lui opposent ses défenseurs.
Qui accuse qui d'appeler à la violence, et sur quelles preuves ? Le reproche circule dans tous les sens : il sert autant à décrire un fait qu'à disqualifier un adversaire sans avoir à le contredire. Ce dossier rassemble les prises de parole où la violence — celle qu'on dénonce, celle qu'on prête à l'autre camp, celle qu'on justifie — devient elle-même l'objet du débat.
« Il faut diaboliser Mélenchon », écrivait Bernard-Henri Lévy dans Le Point le 8 juillet 2024. Depuis quinze ans, Jean-Luc Mélenchon puis La France insoumise font l'objet d'un traitement médiatique que leurs défenseurs décrivent comme une diabolisation, en trois portraits successifs : un mouvement « extrémiste » aux idées archaïques, un parti « islamo-gauchiste » et « antisémite », enfin le parti de la violence — des accusations reprises d'un plateau à l'autre, presse de gauche comprise, plus vite qu'elles ne se vérifient. Ce dossier rassemble les prises de parole qui analysent ce traitement, y compris les critiques qu'elles adressent à LFI elle-même, et les confronte aux faits.