La planification écologique structure tout le programme : la « règle verte » (ne pas prélever plus que ce que la nature reconstitue) serait constitutionnalisée, les ambitions climatiques relevées à -65 % d'émissions en 2030, et un objectif de 100 % d'énergies renouvelables fixé pour 2050 avec sortie du nucléaire. EDF, Engie, la SNCF et les autoroutes seraient renationalisés. L'eau deviendrait un bien commun constitutionnel géré en régies publiques, 700 000 logements seraient isolés par an, et la condition animale protégée (interdiction des fermes-usines, de la corrida et de la fourrure).
Dans l'ordre du programme · 60 vérifiées
Un plan global d'adaptation des infrastructures serait engagé.
« Engager un plan global de rénovation de nos infrastructures pour les adapter au changement climatique »
Il couvrirait aussi l'Atlantique, la mer du Nord et les océans Indien et Pacifique.
« Lancer un plan de dépollution de la Méditerranée et de nos façades maritimes et fonds marins »
Les fuites seraient limitées.
« Rénover l’intégralité des réseaux d’eau et d’assainissement pour limiter les fuites »
De grands travaux ferroviaires seraient lancés.
« Lancer des grands travaux de rénovation des voies ferrées et de réouverture des lignes et gares fermées dans les trente dernières années »
La sobriété et les projets énergétiques innovants seraient financés.
« Investir dans l’efficacité et la sobriété énergétiques, ainsi que dans les projets énergétiques innovants comme les énergies marines renouvelables »
La modernisation du réseau serait accélérée.
« Accélérer la modernisation du réseau de lignes à haute tension et leur enfouissement »
Un diagnostic national des ouvrages d'art serait réalisé.
« Réaliser un diagnostic national des ouvrages d’art (ponts, viaducs, digues, barrages) et les consolider »
Les matériaux biosourcés seraient privilégiés.
« Développer une filière d’écoconstruction en matériaux biosourcés (dont bois, terre, paille) »
On ne prélèverait pas davantage à la nature que ce qu'elle peut reconstituer.
« Inscrire dans la Constitution le principe de la « règle verte », selon laquelle on ne prélève pas davantage à la nature que ce qu’elle est en état de reconstituer »
Elles coordonneraient les niveaux national et local.
« Adopter des lois cadres instaurant une planification écologique et démocratique coordonnant les niveaux national et local »
Ces opérateurs mèneraient la planification.
« Donner les moyens humains et financiers à l’État et ses opérateurs publics (comme le Cerema, l’Office national des forêts, l’Office français de la biodiversité ou Météo France) pour mener à bien leur rôle de planification »
Institution dédiée au pilotage de la planification écologique.
« Créer un Conseil à la planification écologique »
Contre -50 % actuellement, avec bilan annuel public.
« Relever les ambitions climatiques de la France avec pour objectif une baisse de 65 % des émissions en 2030 (au lieu de 50 % actuellement) et rendre public un bilan annuel »
En commençant par l'énergie, le transport, le bâtiment et l'industrie lourde.
« Obliger les entreprises à mettre en œuvre une comptabilité carbone pour les émissions directes et indirectes certifiée par un organisme public agréé »
Émissions directes et indirectes seraient certifiées par un organisme public, avec trajectoire de baisse.
« Instaurer un crime climatique de dissimulation et de tromperie sur les émissions carbone des entreprises »
Des indicateurs évalueraient le coût de leur restauration.
« Inscrire dans les comptes publics un diagnostic régulier de l’état des écosystèmes »
Recensement des secteurs stratégiques et plan de relocalisation par filière.
« Créer une Agence pour les relocalisations dépendant du Conseil à la planification écologique, chargée de recenser les secteurs industriels indispensables à la souveraineté nationale et à la bifurcation écologique, et d’établir un plan de relocalisation pour chaque filière ou production stratégique identifiée »
Images satellites et mesures alimenteraient un suivi en temps réel.
« Développer un outil national inspiré de Copernicus pour suivre en temps réel les données clés sur l’économie et l’environnement »
Rupture avec les flux tendus et renforcement du train et du fluvial.
« Mettre en place une logistique verte : rompre avec les flux tendus, développer les modes de transport propres et structurer une logistique territoriale, notamment en renforçant le rôle du train, du fluvial et en mutualisant les flux du dernier kilomètre »
Ils seraient réévalués au regard de la règle verte.
« Instaurer un moratoire sur les grands projets inutiles et écocidaires, les réévaluer au regard de la règle verte et de leur impact sur la biosphère »
L'aménagement réduirait les distances domicile-travail.
« Stopper l’étalement urbain : rapprocher les bassins de vie et les bassins d’emploi »
Autonomie énergétique, autosuffisance alimentaire, politique maritime et biodiversité.
« Faire des Outre-mer des territoires pilotes de la planification écologique et des circuits courts : autonomie énergétique et 100 % renouvelable »
Prévention, gestion de crise et réparation seraient adaptées.
« Renforcer la résilience des territoires ultramarins face aux risques naturels majeurs »
Pôle public des transports et de la mobilité.
« Créer un pôle public des transports et de la mobilité »
Les lignes du quotidien seraient rouvertes, le fret ferroviaire développé.
« Renationaliser la SNCF et refuser la mise en concurrence des lignes de transport »
La suppression des lignes du quotidien serait refusée et les trains plus nombreux.
« Refuser la suppression des lignes ferroviaires du quotidien et en réouvrir, augmenter le nombre de trains et garantir des tarifs accessibles, maintenir des guichets physiques dans les gares »
Commission d’enquête sur le chantier ferroviaire Lyon-Turin jugé écocidaire.
« Créer une commission d’enquête sur le chantier ferroviaire du Lyon-Turin, projet écocidaire au coût démesuré »
Défense de l’opérateur public et raccordement obligatoire des plateformes logistiques.
« Revenir sur la liquidation de Fret SNCF poussée par la Commission européenne et mise en place par le gouvernement ; défendre l’opérateur public et développer massivement le fret ferroviaire en rendant obligatoire le raccordement des plateformes logistiques »
Transports à la demande hors des zones denses.
« Développer les transports publics à la demande hors des zones denses de transport public »
L'avion serait remplacé par le rail sur les courtes distances.
« Supprimer les lignes aériennes quand l’alternative en train est inférieure à quatre heures »
Covoiturage et vélo seraient encouragés.
« Repenser la mobilité individuelle en développant les usages partagés de la voiture et les mobilités douces (comme le vélo) »
La construction française de véhicules électriques légers serait développée.
« Limiter la taille, le poids et les dimensions des SUV autorisés à la vente et développer la construction française de véhicules électriques légers »
Leurs critères induisent des inégalités sociales et épargnent les SUV.
« Décréter un moratoire sur les zones à faibles émissions (ZFE) dans leur conception actuelle, dont les critères induisent des inégalités sociales et une trop grande tolérance à l’égard de certains véhicules, notamment les SUV, qualifiés à tort de non-polluants »
Les territoires peu desservis garderaient l'accès à la mobilité.
« Garantir l’accès aux réseaux dans les territoires peu dotés en transports collectifs par le soutien aux garages solidaires et une aide suffisante à la réparation dans le cadre du contrôle technique »
Report modal incluant cabotage maritime, fluvial et dirigeable.
« Adopter un plan de développement du ferroutage et de report modal (cabotage maritime, fluvial et dirigeable) »
Les hausses de prix passées seraient annulées.
« Renationaliser les autoroutes, en revenant sur les hausses de prix passées, ainsi que les aéroports stratégiques »
Un plan spécifique serait engagé.
« Engager un plan spécifique de développement des transports collectifs en Outre-mer »
Sobriété et efficacité énergétique guideraient la transition.
« Planifier le passage à 100 % d’énergies renouvelables avec un double mot d’ordre : sobriété et efficacité énergétique »
Sortie des énergies carbonées, y compris à l’étranger.
« Sortir des énergies carbonées : arrêter les subventions aux énergies fossiles, y compris à l’étranger »
Technologies de régulation des pics et creux : STEP, véhicule au réseau.
« Planifier le déploiement de technologies capables de réguler et gérer les pics et les creux de production et de consommation d’énergie : stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), développement du « véhicule au réseau » pour les voitures électriques, etc. »
Démantèlement, réhabilitation et reconversion des sites seraient planifiés.
« Sortir du nucléaire : abandonner les projets d’EPR (European Pressurized Reactor – Réacteur pressurisé européen), planifier le démantèlement, la réhabilitation et la reconversion des sites nucléaires et de l’ensemble de leur bassin de vie »
Convention collective unique et fin de la sous-traitance massive.
« Mettre en place une convention collective unique pour les travailleurs du nucléaire et arrêter l’utilisation massive de la sous-traitance, tout en garantissant leur reconversion au fur et à mesure des fermetures de centrales »
Avec gratuité des premières quantités indispensables à une vie digne.
« Remettre en place des tarifs réglementés de l’énergie calculés à partir des coûts de production, pour les particuliers comme pour les entreprises, les collectivités locales et les bailleurs sociaux »
La libéralisation du marché de l'électricité et du gaz serait annulée, la privatisation des barrages stoppée.
« Annuler la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz : stopper la privatisation des barrages hydroélectriques, créer un pôle public de l’énergie en lien avec des coopératives locales en renationalisant EDF et Engie »
Les tarifs reviendraient au niveau de 2017.
« Annuler les hausses du tarif du gaz depuis 2017 »
Chaque territoire mobiliserait les énergies les plus adaptées.
« Favoriser partout sur le territoire le recours aux diverses sources d’énergie les plus adaptées aux conditions météorologiques et géographiques (pour lutter contre la méthanisation à outrance notamment) »
La rénovation complète serait privilégiée et la location des passoires thermiques réellement interdite.
« Refaire l’isolation d’au moins 700 000 logements par an »
La détection des passoires serait renforcée et leur location réellement interdite.
« Mettre fin aux situations de précarité énergétique : privilégier les rénovations complètes, interdire réellement la location des passoires thermiques, renforcer les programmes de détection des passoires énergétiques, cibler les aides à la rénovation en fonction des revenus des ménages »
Remplacement progressif des logements chauffés au fioul.
« Remplacer progressivement tous les logements chauffés au fioul par des chauffages qui produisent moins d’émissions de gaz à effet de serre comme des pompes à chaleur »
Pour les bâtiments neufs comme pour les rénovations.
« Conditionner l’obtention de labels écologiques à des résultats énergétiques concrets et vérifiés pour les bâtiments neufs comme pour les rénovations thermiques »
Les propriétaires seraient accompagnés.
« Se donner les moyens : former les professionnels, mettre en place un « guichet unique » public pour les propriétaires devant faire cette rénovation »
LED obligatoires et extinction du chauffage des locaux inoccupés.
« Optimiser les usages de l’énergie dans le secteur tertiaire : extinctions nocturnes des bâtiments, équipement LED obligatoires »
Garantie des moyens de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.
« Abroger la loi qui a fusionné l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et garantir leurs moyens »
Allongement des durées de garantie légale des produits.
« Abolir l’obsolescence programmée et allonger les durées de garantie légale des produits »
Recyclage et compostage deviendraient obligatoires, les filières de réemploi généralisées.
« interdire immédiatement et réellement les plastiques à usage unique, remettre en place la consigne pour les bouteilles et bocaux en verre »
Service public de la réparation avec formations dédiées.
« Créer un service public de la réparation et du réemploi, avec la mise en place de formations pour certains métiers (notamment électricité, électronique, bâtiment, textile) »
Formations obligatoires au low-tech et à l’écoconception dans les écoles d’ingénieurs.
« Rendre obligatoire l’écoconception des produits afin de limiter l’utilisation de ressources non renouvelables et ouvrir des formations obligatoires dédiées au low-tech et à l’écoconception dans toutes les écoles publiques d’ingénieurs et de design »
Indice de durabilité et encadrement du prix des pièces de rechange.
« Généraliser au plus vite l’indice de durabilité des produits (possibilité d’être réparé, durée de vie, etc.), rendre obligatoire la disponibilité et l’encadrement du prix des pièces de rechange et empêcher la mise sur le marché de celles qui auraient un score de durabilité insuffisant »
Interdiction des prospectus, panneaux numériques et démarchage téléphonique.
« Faire reculer la publicité dans l’espace public, interdire le dépôt de prospectus publicitaires commerciaux dans les boîtes aux lettres, les panneaux publicitaires numériques et le démarchage téléphonique commercial »
Tous les supports publicitaires seraient concernés.
« Interdire la publicité des produits et services les plus émetteurs de gaz à effet de serre sur tous les supports publicitaires »
Les possibilités de diffusion publicitaire seraient diminuées.
« Diminuer les possibilités de diffusion de publicité à la télévision »
Réseau national de déchèteries/recyclage.
« Créer un réseau national de déchèteries/recyclage »
Interdiction des mentions trompeuses de neutralité carbone.
« Interdire toute allégation pouvant donner l’impression d’une absence d’impact sur le climat de certains produits comme les mentions « neutres en carbone » sur les étiquettes des produits ou dans la publicité »
Fonds abondé par les consommations polluantes pour les victimes et lanceurs d’alerte.
« Aider les victimes des pollutions et les lanceurs d’alerte sur la base d’un fonds abondé par les consommations polluantes »
Les moyens humains et financiers de la régulation environnementale seraient rétablis.
« Redonner à l’État et aux collectivités locales les moyens humains et financiers pour appliquer le triptyque « surveiller, contrôler, sanctionner » »
Les décrets permettant aux préfets de déroger aux normes seraient abrogés.
« Revenir sur les affaiblissements des normes environnementales et des mécanismes de participation publique décidés lors du précédent quinquennat »
Un fonds spécifique réparerait les maladies professionnelles ou environnementales liées au chlordécone.
« Établir un plan d’urgence pour la dépollution rapide des régions durablement polluées en France, dont en priorité la Guadeloupe et la Martinique victimes du chlordécone et créer un fonds d’indemnisation spécifique des victimes »
Les victimes indirectes et les dommages environnementaux seraient reconnus.
« Prendre en charge et indemniser les victimes, y compris indirectes, des essais nucléaires français et reconnaître leurs dommages environnementaux, en particulier en Polynésie »
Hausse des inspecteurs ICPE et de l’amende maximale à 500 000 euros.
« Gérer les risques industriels avec la création d’une autorité de sûreté indépendante des risques industriels, augmenter le nombre d’inspecteurs des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et augmenter le seuil de l’amende maximale pour les ICPE à 500 000 euros (contre 15 000 euros actuellement) »
Interdiction des produits chimiques les plus nocifs et des polluants éternels.
« Arrêter les activités dangereuses pour la santé et l’environnement, interdire les produits chimiques les plus nocifs – comme les engrais à base de nitrate d’ammonium – et les polluants éternels, planifier la reconversion des travailleurs vers des secteurs d’activité utiles (énergie, assainissement et gestion des déchets) »
Application de la règle verte à l’eau pour son usage et sa qualité.
« Consacrer une « règle bleue » qui applique le principe de la « règle verte » (ne pas prendre à la nature davantage qu’elle ne peut reconstituer) à l’eau pour son usage et pour la protection de sa qualité »
La protection de tout son cycle (nappes, rivières, fleuves) serait constitutionnalisée.
« Inscrire l’eau comme bien commun et la protection de l’ensemble de son cycle, y compris les nappes phréatiques, les rivières et les fleuves, dans la Constitution »
Ce droit serait consacré.
« Inscrire l’accès à l’eau, son assainissement et le droit à l’hygiène comme droit humain fondamental »
Les sanctions seraient alourdies.
« Réprimer plus durement les coupures d’eau illégales »
Un haut-commissariat à l'eau s'appuierait sur des régies publiques locales ouvertes aux citoyens.
« Créer un haut-commissariat à l’eau pour organiser une gestion 100 % publique de l’eau, articulée autour de régies publiques locales ouvertes aux citoyens »
Les citoyens participeraient davantage aux syndicats d'assainissement.
« Renforcer la participation des citoyens et des associations dans les syndicats d’assainissement existants et œuvrer à la création de régies publiques et citoyennes locales de l’assainissement »
L'abonnement serait supprimé et une tarification progressive instaurée.
« Rendre effectif le droit à l’eau et à l’assainissement par la gratuité des mètres cubes indispensables à la vie digne et par la suppression de l’abonnement »
Le prix de l'eau serait différencié selon l'usage et le volume.
« Instaurer une tarification progressive et différenciée selon les usages »
Fontaines à eau, douches et sanitaires publics et gratuits.
« Mailler le territoire de fontaines à eau, de douches et de sanitaires publics et gratuits »
Contrôle du captage industriel et agricole et fermeture des forages illégaux.
« Renforcer les effectifs de la police de l’eau et des inspecteurs de l’environnement présents sur tous les territoires pour contrôler plus strictement le captage par les industries d’eau en bouteille et par le secteur agricole, surveiller le débit des forages déclarés, fermer les forages illégaux, et empêcher toute pollution industrielle ou agricole »
Les cours d'eau retrouveraient leur protection.
« Mettre fin au déclassement des cours d’eau et rétablir les cours d’eau déclassés »
Fleuves, rivières, ruisseaux et réserves souterraines seraient concernés.
« Atteindre le très bon état écologique et chimique de tous les cours d’eau (fleuves, rivières, ruisseaux) et réserves souterraines »
Le recours au transport fluvial serait systématique dans le respect de la biodiversité.
« Systématiser le recours au fret fluvial dès que possible en respectant la biodiversité »
Leur déploiement serait suspendu.
« Instaurer un moratoire sur le déploiement des méga-bassines »
Débits biologiques et zones humides seraient sanctuarisés.
« Décider démocratiquement d’un nouveau partage sobre de l’eau entre ses usages agricoles, énergétiques, industriels, de transport et de potabilisation en sanctuarisant les débits biologiques et les zones humides »
Moyens rétablis et fonctionnement revu.
« Redonner des moyens humains et financiers aux agences de l’eau tout en revoyant leur fonctionnement ainsi que celui de leur comité de bassin »
Une distribution de qualité et en volume suffisant serait rétablie.
« Garantir l’accès à l’eau courante potable à tous les habitants des Outre-mer, quoi qu’il en coûte »
Adduction d'eau potable et assainissement seraient prioritaires.
« Financer par l’État des travaux urgents de remplacement des canalisations, notamment en Guadeloupe »
Les concessionnaires manquant à l'entretien des réseaux seraient sanctionnés.
« Adopter la régie comme mode de gestion de l’eau et de l’assainissement et prévoir des sanctions conséquentes lorsque les délégataires, concessionnaires et fermiers ne remplissent pas leurs obligations contractuelles »
Des bouteilles seraient distribuées là où le service public est défaillant.
« Déclencher, en cas de pénurie, un plan visant à la distribution de bouteilles d’eau (plan ORSEC-eau) et plafonner leur prix »
Le recouvrement forcé cesserait et les investissements ne seraient pas répercutés sur les factures.
« Annuler la dette citoyenne résultant du problème de facturation des anciens opérateurs et/ou résultant d’impayés pour service non rendu et cesser le recouvrement forcé de celle-ci »
Les usagers ne paieraient ni la dette existante ni les investissements à venir.
« Garantir que ni la dette existante, ni les investissements à venir des opérateurs de l’eau, ne seront répercutés sur la facture des usagers de l’eau »
Un plan spécifique serait mis en œuvre.
« Mettre en œuvre un plan d’urgence pour résoudre la crise de l’eau à Mayotte »
Elle couvrirait l'eau potable, le chlordécone et les effets cocktails.
« En Guadeloupe et en Martinique, reconnaître le statut de crise sanitaire et écologique concernant l’eau potable et son assainissement »
Sauf impasse sanitaire avérée.
« Interdire les coupes rases sauf en cas d’impasse sanitaire avérée »
L'ONF assurerait toutes ses missions, y compris l'accueil du public.
« Augmenter les moyens humains et financiers de l’Office national des forêts et stopper sa privatisation »
Les petits producteurs seraient incités à se regrouper.
« Inciter à la création de coopératives de petits producteurs et au groupement de la gestion de parcelles forestières privées »
La retraite anticipée des forestiers serait préservée.
« Améliorer les conditions de travail des forestiers : interdire le travail détaché, augmenter les salaires des forestiers, préserver le droit à la retraite anticipée »
Droit de préemption publique et réquisition des parcelles abandonnées.
« Augmenter la part des forêts publiques notamment par la création d’un droit de préemption publique avec des budgets suffisants et la réquisition des parcelles abandonnées »
La politique forestière serait adaptée au changement climatique.
« imposant, comme conditions aux aides publiques, l’augmentation ou a minima le maintien du stockage de carbone, ainsi que la préservation des écosystèmes »
Préservation des sols forestiers, du puits carbone et de la biodiversité.
« Interdire le dessouchage, dans un but de préservation des sols forestiers, de leur puits carbone et de la biodiversité »
Les tiers pourraient les contester plus facilement.
« Rendre transparentes les autorisations de coupes afin de faciliter le recours de tiers »
Les forêts seraient plus résilientes.
« Favoriser la diversification en essences et en âges pour des forêts résilientes au changement climatique »
Rétablissement de scieries et encadrement des exportations de bois.
« Rétablir des scieries et encadrer les exportations de bois »
Le bois-énergie serait limité.
« Encadrer l’usage du bois dans la production d’énergie et favoriser son usage durable dans la construction »
Un quart de la surface forestière nationale serait sanctuarisé.
« Laisser au niveau national 25 % de la surface de la forêt française en libre évolution »
Les accords concernés seraient dénoncés.
« Rompre avec les accords commerciaux participant de l’augmentation de la déforestation importée »
Les entreprises devraient exclure ces produits de leurs approvisionnements.
« Assurer une traçabilité complète des importations afin de bannir de la commande publique celles liées à la déforestation »
La coopération internationale serait accrue.
« Accroître la coopération internationale afin de lutter contre les pratiques illégales qui détruisent les forêts (trafic de bois, orpaillage et mines) »
Moyens humains et matériels seraient accrus.
« Renforcer les moyens humains et matériels de lutte contre les feux de forêt »
L'élevage industriel concentrationnaire serait proscrit.
« Interdire les fermes-usines »
Limitation des durées de transport des animaux vivants.
« Limiter les temps de transport des animaux vivants »
Poules en batterie, broyage des poussins et mutilations seraient interdits.
« Interdire les pratiques cruelles : poules et lapins en batterie, broyage des poussins, ablation de la queue, etc. »
Tout commerce de fourrure serait interdit.
« Interdire l’élevage d’animaux, même domestiques, pour la fourrure, et interdire tout commerce de fourrure »
Surfaces minimales et accès à l'air libre seraient imposés.
« Déterminer de nouvelles normes pour améliorer les conditions d’élevage : accès à l’air libre, pâturage, densité, surface minimale »
La recherche serait orientée vers des méthodes éthiques.
« Orienter la recherche vers des méthodes substitutives et éthiques qui permettraient de ne plus expérimenter sur les animaux »
Les pratiques de chasse et de loisirs cruelles seraient proscrites.
« Interdire les pratiques de chasse et de « loisirs » cruelles pour les animaux (déterrage, chasses à courre, corrida, exploitation des animaux sauvages dans les cirques et les delphinariums, etc.) »
Moratoire sur les élevages de saumon et interdiction des élevages de céphalopodes.
« Instaurer un moratoire sur les élevages de saumon et interdire les élevages de céphalopodes avant qu’ils ne se développent en France »
Interdiction de l’appropriation d’espèces animales et végétales par des entreprises.
« Interdire les dépôts de brevets sur des organismes vivants pour empêcher l’appropriation d’espèces animales et végétales par des entreprises privées »
Refus des OGM et fin des accords commerciaux affectant climat et biodiversité.
« À l’échelle globale : refuser les organismes génétiquement modifiés (OGM), mettre fin aux accords commerciaux internationaux dont les conséquences affectent le climat et la biodiversité »
Habitats et espèces seraient protégés concrètement.
« bannir les pesticides en commençant par les interdire autour des zones habitées, lutter contre l’artificialisation des sols en empêchant notamment la multiplication des entrepôts géants »
Sur le modèle de la station spatiale internationale.
« Proposer la construction de la première station sous-marine permanente »
Aires marines protégées en haute mer avec un niveau de protection accru.
« Créer des aires marines protégées en haute-mer et augmenter leur niveau de protection »
Comme le demande l'UICN.
« Défendre un moratoire sur les forages en Méditerranée et sur l’extraction minière en eaux profondes »
L'extraction illicite serait combattue.
« Encadrer le prélèvement de sable marin pour le secteur de la construction et lutter contre l’extraction illicite »
La filière serait garantie énergétiquement et industriellement.
« Mettre en œuvre un plan d’urgence pour l’éolien maritime d’un point de vue énergétique et industriel, garantir le développement de la filière au besoin par la nationalisation des activités de General electric (ex Alstom) et Siemens-Gamesa (ex Areva) »
Un plan de décarbonation serait mis en place.
« Mettre en place un plan de décarbonation de la marine marchande, renforcer le développement de la propulsion vélique »
Les ports seraient relancés et décarbonés.
« Relancer les ports français et moderniser les infrastructures portuaires dans une logique multimodale mer-rail-fluvial »
Toutes les mesures concrètes que le programme formule sur ce thème, dans l'ordre où il les énonce, chacune citée mot pour mot. Les mesures marquées « IA » ont été extraites automatiquement et attendent leur relecture ; « Vérifié » signale une relecture humaine. Le nombre de mesures dépend de la longueur et de la précision du document source, pas de la qualité du programme.