Le programme fait de la sortie de l'euro et du retour à un franc le levier central de sa politique économique, associé au rétablissement immédiat du contrôle des changes et des mouvements de capitaux. Il prévoit une baisse de moitié des charges patronales des PME, la suppression du CICE pour les grandes entreprises, un plan de lutte contre la fraude fiscale et sociale et un réexamen des subventions publiques. La fiscalité est réorientée : baisse de la TVA sur la consommation courante et hausse sur le très grand luxe, contribution de tous les ménages à l'impôt sur le revenu, nouvelles tranches pour les très hauts revenus et annulation de la hausse de la CSG. Plusieurs entreprises de réseau et de service public seraient renationalisées, et les tarifs de l'énergie gelés.
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La baisse vise les entreprises de moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires, pour compenser la hausse des salaires ; le programme y associe un objectif de retour à l'excédent commercial en trois ans.
« Nous diminuerons les charges patronales de 50% pour les petites et moyennes entreprises et rétablirons le solde commercial de la France en 3 ans. »
Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi serait supprimé pour les très grandes entreprises, pour une économie estimée à 10 milliards d'euros.
« Pour les très grandes entreprises en revanche, nous supprimerons le CICE, qui ne bénéficie qu’aux actionnaires et en aucun cas à l’emploi comme cela avait été prétendu (Gain : 10 milliards d’euros d’économies). »
Le programme prévoit de supprimer le plus grand nombre possible de réglementations européennes jugées non pertinentes pour les entreprises.
« Cette politique s’accompagnera d’un choc de simplification des normes pour favoriser la compétitivité, en supprimant le plus grand nombre possible de réglementations européennes lorsqu’elles ne sont pas pertinentes »
La sortie de l'euro et la création d'une nouvelle monnaie nationale doivent mettre fin à ce que le programme décrit comme une surévaluation monétaire.
« la fin de la surévaluation de notre monnaie résultant de l’abandon de l’euro et de l’adoption d’un nouveau Franc »
Les subventions de l'État et des collectivités locales feraient l'objet d'un réexamen systématique.
« Réexamen systématique de la pertinence des subventions attribuées par l’État ou les collectivités locales et suppression de celles qui ne sont pas d’intérêt public. »
Le contrôle serait établi immédiatement, avec pour objectif de freiner l'évasion fiscale et les délocalisations.
« Nous porterons un coup d’arrêt à l’évasion fiscale et aux délocalisations en établissant immédiatement un contrôle des changes et des mouvements de capitaux. »
Le contrôle des capitaux servirait à vérifier que ces investissements ne servent pas à délocaliser des emplois pour réimporter la production.
« afin de nous assurer qu’il ne s’agit pas de délocaliser l’emploi en France pour réimporter des marchandises fabriquées à moindre coût à l’étranger »
Le contrôle viserait à protéger les entreprises stratégiques contre les rachats par des fonds spéculatifs.
« Les investissements étrangers en France, pour préserver nos entreprises stratégiques et empêcher la prédation de sociétés par des fonds-vautours. »
Le programme chiffre l'enjeu à 60 à 80 milliards d'euros par an, et adosse ce plan au contrôle des mouvements de capitaux.
« engager un grand plan de lutte contre la fraude et l’optimisation fiscales (60 à 80 milliards d’euros par an) »
Le plan prévoit notamment des contrôles renforcés sur les pensions de retraite versées à des personnes décédées.
« La lutte contre la fraude fiscale s’accompagnera d’un plan de répression de la fraude aux prestations sociales (estimée à un montant allant de 14 à 45 milliards d’euros par an). »
La baisse porterait sur une large gamme de produits courants.
« À la baisse de la TVA sur une large gamme de produits de consommation courante »
La TVA ne serait plus calculée sur un prix déjà augmenté de la TICPE.
« la fin de la double-taxation des carburants (TVA payée sur les prix déjà augmentés par la TICPE) »
Un taux de TVA plus élevé s'appliquerait aux produits de très grand luxe.
« À la hausse de la TVA sur les produits de très grand luxe »
Tous les ménages acquitteraient l'impôt sur le revenu, de façon symbolique pour les plus modestes.
« À la mise en oeuvre d’une contribution de chaque ménage, même symbolique dans le cas des plus modestes, à l’impôt sur le revenu »
Deux nouvelles tranches viseraient les revenus annuels supérieurs à 250 000 € et à 500 000 €.
« À la création de deux nouvelles tranches d’imposition pour les très hauts revenus (supérieurs à 250 000 € et 500 000 € par an) »
Un impôt exceptionnel de solidarité viserait quelques dizaines de très grandes fortunes dont le patrimoine a crû pendant la crise sanitaire.
« ainsi que d’un impôt exceptionnel de solidarité pour les quelques dizaines de très grandes fortunes s’étant accrues pendant la crise de la Covid-19 »
La taxe s'appliquerait à toutes les transactions spéculatives réalisées en France, quelle que soit la nationalité de l'opérateur.
« À une réforme du dispositif de taxe sur les transactions financières pour soumettre à cet impôt l’ensemble des transactions financières spéculatives réalisées en France, quelle que soit la nationalité de l’opérateur »
La baisse interviendrait une fois produits les effets du plan d'économies sur le train de vie de l'État.
« les taux d’imposition sur le revenu des tranches moyennes seront revus à la baisse »
La baisse concernerait l'ensemble des droits de succession en dessous de ce seuil.
« nous diminuerons de 5 points l’ensemble des droits de succession en dessous d’une valeur de 300 000 € par héritier »
La hausse de la contribution sociale généralisée décidée sous le président sortant serait annulée.
« Nous annulerons enfin la hausse de la CSG mise en œuvre au cours du quinquennat du Président sortant. »
Le programme prévoit de renationaliser ou de stopper la privatisation de ces entreprises, et de mettre fin au projet « Hercule » de réorganisation d'EDF.
« Nous renationaliserons ou cesserons le processus de privatisation rampante et de dégradation de la qualité de service de plusieurs grandes entreprises, en particulier : • des sociétés de production et de distribution de gaz ; • des réseaux d’adduction d’eau ; • d’EDF (où nous mettrons fin au projet « Hercule » de démembrement imposé par la Commission européenne) ; • d’ENEDIS ; • de La Poste ; • des concessionnaires d’autoroutes ; • de Télédiffusion de France ; • de la RATP et de la SNCF. »
Le gel porterait au minimum sur les deux premières années du mandat.
« les tarifs de l’électricité et du gaz seront gelés pendant au moins les deux premières années du mandat »
L'État imposerait une baisse de 10 % des péages.
« nous imposerons une baisse de 10% des tarifs autoroutiers »
L'ouverture à la concurrence imposée par le droit européen serait arrêtée.
« Nous mettrons un terme à la politique d’ouverture de nos services publics à la concurrence imposée par la Commission européenne. »
Toutes les mesures concrètes que le programme formule sur ce thème, dans l'ordre où il les énonce, chacune citée mot pour mot. Les mesures marquées « IA » ont été extraites automatiquement et attendent leur relecture ; « Vérifié » signale une relecture humaine. Le nombre de mesures dépend de la longueur et de la précision du document source, pas de la qualité du programme.