Le programme porte le salaire minimum à 2 000 € brut dès 2027, plafonne l'écart de rémunération à 1 à 20 et conditionne les exonérations de cotisations aux hausses de salaires. Il prévoit les 32 heures dans les métiers pénibles ou de nuit, un congé climatique, un compte épargne-temps universel et une sécurité sociale professionnelle garantissant deux ans de salaire aux emplois menacés par la transition. Les lois travail et les réformes récentes de l'assurance chômage seraient abrogées, l'inspection du travail renforcée et les salariés dotés de sièges dans les conseils d'administration. Sur les retraites, l'âge légal reviendrait à 62 ans, avec un objectif de 60 ans, financé par de nouvelles cotisations.
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Comprend : mieux reconnaître la pénibilité des métiers de la mer ; revaloriser le statut des marins et la place des femmes.
« Mieux reconnaître la pénibilité du travail de la mer. Mieux prendre en compte des horaires atypiques, la précision des critères de pénibilité au niveau de la branche (froid, répétition des gestes), et la possibilité de validation de trimestres de retraite sous un statut de mentorat pour transmettre les compétences. »
Comprend : baisser le taux réduit d'impôt sur les sociétés et la taxe sur les salaires pour TPE, PME et associations ; porter le salaire minimum à 2 000 € brut par mois dès 2027.
« Passer le salaire minimum à 2000€ brut par mois dès 2027. Soutenir les Très Petites et les Petites et Moyennes Entreprises (TPE et PME) ainsi que les associations par des dispositifs de soutien ciblés, stables et proportionnés comme un ajustement à la baisse du taux réduit de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur les salaires. »
Comprend : conditionner les exonérations de cotisations aux hausses de salaires ; augmenter les indemnités des stagiaires et le salaire des apprentis et alternants.
« Soutenir l’augmentation des salaires et la mobilité professionnelle en conditionnant les exonérations de cotisations sociales à l’augmentation des salarié·es gagnant moins de 2000€ net/mois, à la revalorisation des grilles de rémunération ou aux branches qui font évoluer leur classification. »
Comprend : sécurité sociale professionnelle : deux ans de salaire garanti pour les emplois menacés par la transition ; adopter un plan compétences transition écologique.
« Créer une Sécurité Sociale Professionnelle pour l’ensemble des travailleur·ses impactés par la transition écologique. »
Comprend : simplifier l'accès aux formations diplômantes via Mon Compte Formation pour les non-bacheliers ; formation rémunérée de 6 à 10 mois vers les métiers de la transition ; confier aux régions l'anticipation des besoins en compétences ; publier l'accès à la formation professionnelle par genre dans les entreprises.
« Rendre effectif le droit à la formation et à la reconversion pour les salarié·es les moins qualifié·es Simplifier l’accès aux formations certifiantes et diplômantes via MonCompteFormation pour les personnes sans baccalauréat ou qualification équivalente. »
Toute aide publique serait conditionnée à cet objectif, fixé par branche et pour les entreprises de plus de 1 000 salariés.
« Réduire les écarts de rémunération pour atteindre un écart de 1 à 20 dans les entreprises entre le salaire de dirigeants et le salaire médian dans l’entreprise en conditionnant toute aide publique à cet objectif. »
Comprend : passer aux 32 heures sans perte de salaire dans les métiers pénibles ou de nuit ; créer un compte épargne-temps universel.
« Franchir une nouvelle étape pour la diminution du temps de travail. »
Comprend : créer un congé climatique de 5 jours par an ; négocier l'adaptation obligatoire des conditions de travail au climat ; protéger les femmes enceintes au travail lors des canicules et pics de pollution.
« Créer un congé climatique de 5 jours par an pour protéger les travailleur·ses face aux températures extrêmes ou à des situations de catastrophes climatiques (inondations, tempêtes...). »
Comprend : rétablir le principe de faveur et relever les minima conventionnels au SMIC ; abroger les dispositions régressives de la loi El Khomri et des ordonnances Macron.
« Rétablir le principe de faveur qui voit la loi primer sur la convention collective. »
Comprend : viser zéro mort au travail en 2032 ; créer 200 postes d'inspecteurs du travail ; rendre la médecine du travail pleinement indépendante ; inscrire le burn-out au tableau des maladies professionnelles ; accompagner les TPE-PME dans la prévention des risques psychosociaux ; lier le bonus-malus accidents du travail à la santé mentale.
« Adopter un plan « santé au travail ». Viser le zéro mort au travail en 2032. »
Comprend : garantie d'emploi pour les chômeurs de 55 ans via Territoires zéro chômeur ; soutenir l'insertion par l'activité économique.
« Instaurer une garantie d’emploi pour les chômeurs·ses à 55 ans en essaimant le dispositif Territoire Zéro Chômeurs de Longue Durée via la création d’entreprises à but d’emploi. »
Comprend : soutenir des campagnes d'adhésion syndicale ; élargir les missions du fonds pour le financement du dialogue social.
« Soutenir le droit syndical pour défendre leurs droits et le dialogue social dans les entreprises et les branches. »
Comprend : abroger les réformes récentes de l'assurance chômage ; indexer les allocations chômage sur l'inflation ; porter à six mois de salaire la sanction du licenciement abusif ; créer une assurance chômage européenne.
« Refonder l’assurance chômage pour donner les moyens de trouver un emploi ou de se réorienter. »
Comprend : droit opposable à la déconnexion et à la transparence algorithmique ; reconnaître le travail numérique des data workers ; transposer la présomption de salariat des travailleurs des plateformes ; avis conforme du CSE avant tout déploiement d'IA en entreprise.
« Instaurer un droit social numérique. Reconnaître un droit opposable à la déconnexion, un droit à la transparence algorithmique dans les entreprises et un droit de non-surveillance dans le cadre du télétravail. »
Centrée sur le travail de nuit et les métiers de deuxième ligne.
« Organiser une conférence nationale sur le travail et la pénibilité pour améliorer l’organisation et la qualité de vie au travail – en particulier pour le travail de nuit et les métiers essentiels dit « de deuxième ligne » (soignants et aides à domicile, chauffeurs-livreur·ses, agent·es d’entretien, caissier·es). »
Comprend : inscrire les pratiques managériales au dialogue social obligatoire ; créer un droit au dialogue professionnel sur les conditions de travail.
« Mettre fin aux pratiques de management toxique. Inscrire les pratiques managériales dans les thèmes du dialogue social obligatoire sur la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) dans les suites de l’accord national interprofessionnel de 2024. »
Comprend : renforcer le bonus-malus sur les CDD et relever la prime de précarité ; faire contribuer l'intérim au déficit de l'assurance chômage ; compenser financièrement les coupures horaires de plus de deux heures.
« Encourager l’emploi durable en limitant le recours excessif aux contrats courts par un renforcement du bonus-malus sur les cotisations chômage en cas de Contrat à Durée Déterminée (CDD) et un relèvement de la prime de précarité. »
Avec indemnités et chômage automatiques en cas d'atteinte aux conditions de travail, aux libertés ou à l'environnement.
« Étendre la clause de conscience à tous les salarié·es. Ouvrir des droits automatiques à des indemnités de licenciements et à l’assurance chômage pour tous les salarié·es qui font face à une dégradation de leurs conditions de travail, à une atteinte à leurs libertés fondamentales ou à une atteinte significative à l’environnement afin de soutenir le rapport de force avec les employeurs toxiques. »
Comprend : avis conforme du CSE sur les objectifs RSE et de qualité de vie au travail ; commissions environnement au-delà de 250 salariés, santé-sécurité au-delà de 50 ; droit de présence des suppléants et doublement de la formation des élus du CSE ; permettre au CSE de mobiliser le fonds pour l'usure professionnelle ; rendre obligatoires les représentants de proximité ; intégrer les partenaires sociaux à la gouvernance des filières.
« Dynamiser le dialogue social. Amplifier le pouvoir, les moyens et les responsabilités des Comité social et économique (CSE) en les associant obligatoirement à la définition des objectifs de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) et de Qualité de vie et Conditions de travail (QVCT) avec un avis conforme. »
Leur montant serait nominalisé et désindexé.
« Rationaliser les exonérations de cotisations sociales. Nominaliser et désindexer leur montant. »
Comprend : campagne nationale pour les métiers de la réparation ; fonds régional pour les formations à la réparation ; intégrer la circularité dans les CAP, BTS et écoles d'ingénieurs.
« Promouvoir les métiers de l’économie circulaire pour faire face à la pénurie de réparateurs et de technicien·nes qualifié·es. »
Avec l'objectif de 60 ans, d'abord pour les carrières longues et pénibles.
« Abroger l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans (réforme Borne) pour revenir immédiatement à un âge minimum à 62 ans et viser une retraite à 60 ans en priorisant / réinstaurer la retraite à 60 ans pour les personnes ayant travaillé tôt et dans des conditions pénibles. »
Comprend : conférence travail-retraite pour l'équilibre du régime en 2050 ; refuser la capitalisation et la retraite à points.
« Convoquer une conférence travail-retraite visant l’équilibre du régime général en 2050. »
Comprend : rétablir les 4 critères de pénibilité supprimés en 2017 ; nouveau critère de pénibilité pour les risques psychosociaux ; permettre aux branches de remplacer le C2P par une liste de métiers pénibles ; recenser les arrêts de travail répétés après 59 ans.
« Améliorer la reconnaissance de la pénibilité au travail ouvrant le droit à des trimestres de retraite. »
Comprend : réformer la retraite agricole et les pensions des agricultrices ; porter minimum contributif et Aspa au seuil de pauvreté ; rendez-vous retraite à 55 ans pour les futures petites pensions ; indexation différenciée des pensions.
« Améliorer le montant des petites retraites. Réformer le système de retraite agricole et améliorer les pensions des femmes de ce régime. »
Comprend : soumettre épargne salariale, intéressement et actions gratuites aux cotisations retraite ; un point de cotisation déplafonnée en plus au-dessus du plafond de la Sécurité sociale ; augmenter les cotisations vieillesse de 0,2 point par an.
« Équilibrer le régime des retraites par une augmentation des ressources de la branche vieillesse. »
Comprend : remplacer épargne retraite et assurance-vie par un fonds de la Caisse des dépôts ; investissements climatiques et sociaux obligatoires pour les fonds de retraite ; interdire aux fonds de retraite d'investir dans les fossiles.
« Obliger les fonds de retraites à adopter des investissements responsables en matière climatique et social (green and social bonds) notamment pour le Fonds de Réserves des Retraites, les réserves des régimes complémentaires (Agirc-Arcco, ERAFP) et les assurances privées. »
Réversion et majorations, pour améliorer la retraite des femmes.
« Unifier les droits familiaux et conjugaux des différentes caisses de retraites publiques et privées »
Comprend : renforcer les aides à l'apprentissage des jeunes peu qualifiés ; programme d'emplois jeunes dans les quartiers populaires ; plus de moyens pour les missions locales ; conditionner les financements des CFA à des exigences pédagogiques ; permis de conduire financé pour les jeunes sans bac.
« Adopter un plan contre le chômage des jeunes. Renforcer les aides à l’apprentissage pour les jeunes à faible niveau de qualification (IV et V). »
Dans le privé et le public, pour conjoint, parents, frères et sœurs.
« Passer à 4 jours le nombre de congés de deuil pour les salarié·es du secteur privé et public (époux et partenaires de pacs, parents, frères et sœurs...). »
Comprend : droit à un environnement de travail sans violence ni harcèlement ; négociation obligatoire sur les VSS en entreprise et en branche.
« Reconnaître juridiquement le droit à un environnement de travail exempt de violences et de harcèlement. »
Comprend : congé santé sexuelle et reproductive ; rembourser les protections menstruelles.
« Créer un congé santé sexuelle et reproductive dans les entreprises et administrations à destination de toutes les femmes ayant de l’endométriose, un IVG, un arrêt spontané de grossesse, une grossesse compliquée... »
Comprend : durcir les sanctions sur l'obligation d'emploi de 6 % de travailleurs handicapés ; droits à formation supplémentaires pour les travailleurs handicapés ; soumettre les ESAT au droit du travail.
« Assurer une inclusion réelle des travailleur·ses en situation de handicap. »
Toutes les mesures concrètes que le programme formule sur ce thème, dans l'ordre où il les énonce, chacune citée mot pour mot. Les mesures marquées « IA » ont été extraites automatiquement et attendent leur relecture ; « Vérifié » signale une relecture humaine. Le nombre de mesures dépend de la longueur et de la précision du document source, pas de la qualité du programme.