Le projet fait du revenu paysan la condition préalable à la transition agroécologique. Il propose des prix minimums garantis fondés sur les coûts de production, le plafonnement des aides PAC à l'hectare à 100 000 euros et la nationalisation des assurances agricoles. La transition passerait par la réduction des pesticides de synthèse, l'interdiction du glyphosate et l'objectif européen de 25 % de surfaces biologiques. Sur le commerce, le « juste échange » impose la réciprocité des normes, avec refus de l'accord UE-Mercosur. Un volet distinct traite de la pêche durable et de l'alimentation de qualité.
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Les acteurs de proximité et l'aide alimentaire solidaire seraient massivement soutenus.
« Permettre à chacun de se nourrir sainement, à travers une fiscalité favorable (TVA réduite) aux produits alimentaires de base, non transformés pour en diminuer le coût. Soutenir massivement les acteurs de proximité et l’aide alimentaire solidaire. »
Les titres-restaurant seraient étendus à tous les salariés et utilisés pour une allocation destinée aux précaires.
« Généraliser l’accès aux titres-restaurant à tous les salariés, et l’utiliser pour accorder aux précaires une allocation alimentation. »
Des objectifs de réduction progressive des sucres, du sel et du gras seraient imposés aux industriels.
« Rendre le Nutri-Score obligatoire sur l’ensemble des produits alimentaires commercialisés en France et leur publicité, en imposant aux industriels des objectifs de réduction progressive des sucres ajoutés, du sel et du gras, dans leurs recettes. »
Elle s'appliquerait aussi aux collèges et lycées, avec généralisation des produits bio et locaux.
« Mieux nourrir chaque enfant en appliquant la tarification sociale dans les cantines selon selon le niveau de revenu, y compris dans les lycées et les collèges, pouvant aller jusqu’à la gratuité pour les plus modestes, ainsi qu’en y généralisant l’utilisation de produits bio et locaux. »
Elle interdirait toute publicité pour les produits trop gras, salés ou sucrés ciblant les enfants.
« Adopter une « Loi Évin de l’alimentation » pour interdire toute publicité en faveur de produits trop gras, trop salés et trop sucrés ciblant les enfants, associée au développement de l’éducation alimentaire (cuisine, nutrition, esprit critique face au marketing) durant l’enfance et l’adolescence. »
Engrais et produits phytosanitaires de synthèse seraient remplacés par des alternatives protégeant les milieux naturels.
« Révolutionner l’agriculture en généralisant l’agroécologie, pour remplacer en 15 ans les engrais et produits phytosanitaires de synthèses par des alternatives protégeant les milieux naturels, la santé humaine et la biodiversité. »
Une dégressivité orienterait les aides vers les petites exploitations, les jeunes agriculteurs et la polyculture-élevage.
« Cibler les aides de la PAC pour qu’elle favorise l’emploi agricole plutôt que la surface d’exploitation en plafonnant les aides à l’hectare à 100 000 euros et en incluant une dégressivité de ces aides »
Les marges de l'agro-industrie et de la grande distribution seraient encadrées.
« Instaurer des prix minimums garantis basés sur les coûts de production réels, et encadrer les marges de l’agro-industrie et de la grande distribution. »
L'accès aux soins psychologiques serait facilité.
« Protéger la santé mentale des agriculteurs en renforçant les services de remplacement, afin de leur permettre de s’absenter sans mettre en péril leur exploitation, et en leur facilitant l’accès aux soins psychologiques. »
Interprofessions, coopératives, CUMA et AOP recevraient une part fléchée des soutiens publics.
« Accroître le pouvoir de négociation des producteurs face aux géants de la grande distribution et de l’industrie agroalimentaire, en renforçant l’organisation collective des filières »
Installation, modernisation, adaptation au climat et moyens sanitaires publics.
« Faire de l’élevage un pilier de la souveraineté alimentaire française. Une stratégie nationale de long terme permettra de soutenir l’installation de nouveaux éleveurs »
Les outils de soutien seraient adaptés à chaque territoire.
« Décentraliser la politique agricole en renforçant le rôle des régions »
Terres, matériel, bâtiments et travail seraient partagés via CUMA, coopératives, SICA ou SCOP.
« Favoriser la renaissance d’une agriculture de groupe, pour permettre aux paysans de mutualiser leurs moyens de production (terres, matériel, bâtiments) et leur travail. »
Elle protégerait contre les fonds d'investissement étrangers et faciliterait l'accès au foncier des jeunes agriculteurs par un dispositif de portage des prêts.
« Adopter une grande loi foncière, garante du renouvellement des générations et protectrice vis-à-vis des fonds d’investissements étrangers ou prédateurs en veillant à la transparence des opérations d’acquisitions sous forme sociétaire. »
Le monopole des Chambres d'Agriculture serait levé au profit des réseaux alternatifs.
« Renforcer la promotion sociale dans l’agriculture : adapter l’enseignement agricole à des profils sociologiques plus variés et permettre à des salariés agricoles d’acquérir les compétences en vue de reprendre des fermes. Cela passera par un triplement en 5 ans des moyens de formation en lien avec les Régions. »
Objectif : lutter efficacement contre la consommation masquée du foncier agricole.
« Renforcer les pouvoirs des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER) afin qu’elles puissent lutter efficacement contre la consommation masquée du foncier agricole. »
Semences, engrais, eau et énergie : les solutions de transition seraient accompagnées financièrement.
« Réduire les coûts de production et accroître l’autonomie des fermes vis-à-vis des intrants coûteux (semences, engrais, eau, énergie, etc.) »
Les droits des conjoints collaborateurs, majoritairement des femmes, seraient renforcés.
« Garantir des droits sociaux effectifs aux agricultrices, aux agriculteurs, aux salariés agricoles. Revaloriser les retraites agricoles les plus faibles pour garantir qu’aucune personne n’ayant consacré sa vie à l’agriculture ne perçoive moins de 85 % du SMIC. »
Un fonds national de catastrophe climatique agricole compléterait le dispositif.
« Nationaliser les assurances agricoles afin de protéger les exploitations contre les hausses de cotisations d’assureurs privés face aux pertes liées aux aléas climatiques, complétée par un fonds national de catastrophe climatique agricole. »
Un principe de non-abaissement des réglementations empêcherait la réintroduction des néonicotinoïdes.
« Réduire l’usage des engrais et des pesticides de synthèse et interdire les produits les plus toxiques dont le glyphosate. »
Les autorités sanitaires seraient protégées des lobbys.
« Protéger et renforcer la gouvernance scientifique dans l’encadrement des produits phytosanitaires, pour assurer l’indépendance des autorités sanitaires vis-à-vis des lobbys. »
La diversité des semences serait activement soutenue.
« Encadrer strictement la propriété intellectuelle sur le vivant, en empêchant le dépôt de brevets sur les ressources génétiques et en soutenant activement la diversité des semences. »
Les aides au maintien de l'agriculture biologique seraient rétablies.
« Sécuriser les agriculteurs qui s’engagent dans la transition écologique, en généralisant la rémunération des paiements pour services environnementaux, notamment via le retour des aides au maintien de l’agriculture biologique, en atteignant nationalement l’objectif européen de 25 % de surfaces biologiques. »
Objectif : mieux rémunérer les producteurs et garantir l'accès à une alimentation de qualité.
« Soutenir le développement des circuits courts, des AMAP, des coopérations locales et des réseaux de distribution de proximité afin de mieux rémunérer les producteurs et de garantir l’accès à une alimentation de qualité. »
Le droit de ressemer des graines sous certificat d'obtention végétale serait mieux encadré.
« Protéger les semences comme un bien commun en créant une banque de semences publiques, mieux encadrer le droit de ressemer des graines sous certificat d’obtention végétale. »
La résilience alimentaire serait planifiée.
« Assurer notre résilience alimentaire en construisant des stratégies d’adaptation au changement climatique par filière et par territoire. »
Les terres agricoles seraient protégées de l'artificialisation.
« Protéger les terres agricoles pour l’avenir en encadrant les usages non alimentaires des terres et en luttant contre l’artificialisation des sols »
Les pratiques biologiques seraient soutenues en priorité dans ces zones.
« Faire de la protection des captages d’eau potable une priorité nationale en soutenant prioritairement les pratiques agricoles biologiques et agroécologiques dans les zones concernées. »
La pêche et l'aquaculture seraient reconnues piliers de la souveraineté alimentaire.
« Reconnaître la pêche et l’aquaculture comme piliers essentiels de la souveraineté alimentaire européenne, en luttant contre l’importation de produits de pêche ne respectant pas les normes »
Les navires vieillissants seraient remplacés.
« Renouveler et décarboner la flotte de pêche. »
Leur impact sur les fonds marins serait réduit.
« Généraliser le déploiement d’engins de pêche plus sélectifs, moins énergivores et à faible impact sur les fonds marins. »
Elle identifierait les causes du mauvais état des stocks.
« Renforcer la recherche halieutique publique et indépendante »
Leur gestion serait locale, organisée autour des Régions avec toutes les parties prenantes.
« Développer la mise en place d’aires marines protégées en visant 30 % de protection des mers et des océans dont 10 % de protection forte, fondées sur une gestion locale, autour des Régions, dotées d’une gouvernance incluant toutes les parties prenantes concernées. »
Est visée l'aquaculture utilisant de la farine de poissons pêchée dans les zones économiques exclusives des pays en développement.
« Refuser le développement de l’aquaculture non durable qui utilise de la farine de poissons issue d’une pêche principalement effectuée dans les zones économiques exclusives de pays en développement, dans des conditions sociales et environnementales désastreuses. »
Transformation et commercialisation locales et statut coopératif seraient soutenus.
« Promouvoir et protéger juridiquement les productions de pêche locales par le biais d’une consommation locale des établissements scolaires, de marques et labels »
Ce modèle serait promu au niveau européen et international contre la financiarisation.
« Privilégier la pêche côtière et l’aquaculture familiale, promouvoir ce modèle au niveau européen et international et lutter contre les assauts de la financiarisation et de la privatisation. »
Les pays exportateurs devraient démontrer que leurs produits respectent les règles de production françaises.
« Défendre le juste échange en refusant tout nouvel accord de libre-échange qui ne respecte pas la réciprocité effective des normes sociales, sanitaires, environnementales et de conditions de production. Inverser la charge de la preuve : les pays exportateurs devront démontrer que leurs produits respectent nos règles de production. »
Une PAC renforcée garderait des règles communes exigeantes.
« Refuser la renationalisation de la Politique Agricole Commune. »
L'objectif est qu'ils soient réellement rémunérateurs pour les producteurs.
« Relever les prix planchers européens, pour qu’ils soient réellement rémunérateurs. »
Circuits de transformation, conditions et dates de production seraient affichés.
« Renforcer et simplifier les labels « Made in France », pour favoriser la production et surtout la consommation agricole nationale. »
L'extension de cette interdiction serait défendue au niveau européen.
« Interdire la consommation en France des produits agricoles fabriqués en utilisant des pesticides et herbicides interdits en Europe, qui soumettent nos agriculteurs à une concurrence déloyale. Défendre l’extension de cette interdiction au niveau européen. »
Des outils de régulation des marchés permettraient de contrôler l'inflation alimentaire et la spéculation.
« Maîtriser les volumes et les prix en adoptant une gestion préventive et réactive des crises, à travers des outils de régulation des marchés et la création de stocks stratégiques alimentaires, pour éviter les effets de panique, la spéculation et contrôler l’inflation alimentaire. »
Polyculture, élevage et pêche réduiraient la dépendance aux importations, canne et banane étant sécurisées.
« Garantir la souveraineté alimentaire : soutenir massivement les filières locales (polyculture, élevage, pêche) »
Toutes les mesures concrètes que le programme formule sur ce thème, dans l'ordre où il les énonce, chacune citée mot pour mot. Les mesures marquées « IA » ont été extraites automatiquement et attendent leur relecture ; « Vérifié » signale une relecture humaine. Le nombre de mesures dépend de la longueur et de la précision du document source, pas de la qualité du programme.